Éoliennes: Vent de colère
Par François le lundi 2 février 2009, 01:04, - Environnement - Lien permanent
" En lutte contre le décret Cochet de juin 2001, le collectif Vent de Colère a élaboré une charte de bonne conduite qu’elle souhaiterait voir appliquée par les promoteurs d’énergie éolienne.
Avertissement : Ce code de bonne conduite ne signifie pas que Vent de Colère approuve l’implantation d’éoliennes. Ces règles de bonne conduite ne sont là que pour essayer de réduire les effets néfastes immédiats des éoliennes...
Article1
Dans le cadre d’une directive européenne le gouvernement a prévu, dans les PPI, un maximum de 6000 MW éoliens continentaux et de 1500 MW éoliens off shore au 31-12-2006.
Article 2
Il faut que les calculs de TP (Taxe Professionnelle) soient avalisés par une autorité agréée (qui ne soit pas l’ADEME) car cet élément intervient de façon primordiale dans la décision des maires. Chaque année, la TP réellement perçue par la commune sera rendue publique.
Article 3
Il faut que toutes les charges laissées aux communes soient clairement explicitées et chiffrées ainsi que tous les problèmes prévisibles avec leur conséquences financières pour la collectivité.
Article 4
À fin d’éliminer toute nuisance autre que paysagère, il convient que la distance minimale des éoliennes aux habitations soit de 30 à 50 fois la hauteur en bout de pale. Pour un choix donné de site, le promoteur rachètera au cours du marché les habitations se trouvant à une distance moindre.
Article 5
Il faut qu’un exemplaire de l’étude d’impact soit remis à l’association qui conteste le projet éolien, en même temps qu’au maire.
Article 6
Les experts avifaune et flore seront indépendants, devront avoir une qualification reconnue et faire un nombre de visites minimum adapté à la richesse du site. On ne pourra en aucun cas mettre de machines à proximité ou dans une ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique)
Article 7
Les séances d’information organisées par les promoteurs, l’ADEME , le CAUE11, l’AME, le CLER, l’AMORCE, l’ENE, etc...
- seront destinées en première priorité à la population et en seconde priorité aux maires.
- seront contradictoires avec un temps de parole égal pour les associations anti anarchie éolienne. Les envoyés directs ou indirects de l’ADEME ou d’entités similaires conserveront la réserve que l’on peut attendre de ces organismes. Les sondages seront préparés avec l’aide des associations anti anarchie éolienne et confiés à des organismes de sondage indépendants.
Article 8
Pas de machines sur les crêtes. Pas de machines en bord de plateau. Pas de machines à 100 fois la hauteur en bout de pale d’un monument ou site inscrit ou classé ou d’une ZPPAUP. L’information et l’enquête publique touchera tous le territoire situé dans un rayon de 100 fois la hauteur en bout de pale autour des machines, quelques soient les limites administratives. Application stricte des contraintes de covisibilité décelées par la commission des sites.
Article 9
Chaque année, l’exploitant fournira, preuve à l’appui, la production de chaque site. Il est également invité à signaler de façon précise les emplois permanents créés dans un rayon de 50 km de la centrale en dehors des travaux d’installation.
Article 10
La limite de 12 MW par projet, telle que définie par la loi et son esprit, sera respectée.
Article 11
En cas de perturbations électromagnétiques (télévision, radio, radio amateur, etc.), l’exploitant prendra les mesures (relais, paraboles, etc.) nécessaires au rétablissement de la situation telle qu’elle existait avant les machines.
Article 12
Une fois le permis de construire accordé pour une centrale, aucune extension ne sera permise que ce soit la taille, la puissance ou le nombre de machines.
Conclusion
... La mise en coupe réglée des français, garantie par l’État et servie avec empressement par la propagande de l’ADEME et ses satellites, amène les maires hypnotisés par la taxe professionnelle à accepter le saccage du patrimoine paysager et d’insupportables nuisances pour les riverains, que ceux ci soient ou non habitants de la commune. Si l’on a quelque peu le sens de l’État et le sens du bien public, ce qui en outre constitue une imposture écologiques conduisant à l’augmentation des gaz à effet de serre ne peut que susciter révolte et mépris."
Pour ce qui est de la propension des maires à se laisser hypnotiser par la taxe professionnelle, je suis quand à moi très curieux de savoir ce qu'il en sera, suite à l'annonce présidentielle concernant justement la suppression en 2010 de la dite taxe.
À suivre donc...
Commentaires
Que de mauvaise foi pour défendre le nucléaire comme source exclusive d'énergie en France !