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  <title>Par les temps qui courent</title>
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  <description>Infos et commentaires sur comment va le monde (et nous avec) par les temps qui courent</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jul 2010 17:13:00 +0200</pubDate>
  <copyright>Copyright France TM</copyright>
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    <title>Sols et coton Bt</title>
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    <pubDate>Sun, 01 Mar 2009 17:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>OGM</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On se doutait bien que la culture en plein champ d'organismes produisant des insecticides (OGM Bt) affectait la biodiversité des sols où ils poussaient. On s'en doutait, mais une étude toute récente en donne la preuve. C'est sur le blog &quot; &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=12437&quot;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt; &quot; ...&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; La biosécurité vise à faire en sorte que les OGM ne nuisent ni à l'environnement ni à la santé.&lt;br /&gt;La terre, sa fertilité et les organismes qui entretiennent sa fertilité, sont un élément vital de l'environnement, en particulier dans le contexte de la production alimentaire et agricole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une récente étude scientifique réalisée par &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.navdanya.org/&quot;&gt;Navdanya&lt;/a&gt;, a comparé la terre des champs où du coton Bt a été planté pendant 3 ans avec celle des champs adjacents, plantés de coton naturel ou d'autres cultures. La région couverte incluait le Nagpur, l’Amravati et le Wardha de Vidarbha, ce qui représente les plus grandes plantations de coton OGM en Inde, et le taux le plus haut de suicides de fermiers (4000 par an).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;En 3 ans, le coton Bt a réduit la population d’actinomycètes de 17%. Les actinomycètes sont indispensables pour dissocier la cellulose et créer l'humus.&lt;br /&gt;La population bactérienne a été réduite de 14%. La biomasse microbienne totale a été réduite de 8,9%.&lt;br /&gt;Les enzymes bénéfiques, vitales pour la terre, qui rendent les nutriments disponibles pour les plantes, ont aussi été considérablement réduites. Le phosphatase acide, qui contribue à l'assimilation des phosphates, a été réduit de 26,6%. Le nitrogénase, les enzymes qui catalysent la fixation de l'azote moléculaire, a été réduit de 22,6%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ce rythme, une dizaine d'années de culture de coton OGM, ou de tout type de culture génétiquement modifiée dotée de gènes Bt, pourrait entraîner la destruction totale des organismes du sol, laissant la terre morte, incapable de produire la nourriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son dernier communiqué, l’International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications a déclaré qu’il y a 7,6 millions d’hectares de coton Bt en Inde. Cela veut dire que 7,6 millions d’hectares de terre sont en train de mourir.&lt;br /&gt;Habituellement, l'impact des OGM sur les organismes du sol n’est pas étudié. C'est une lacune redoutable, car la toxine Bt des cultures comme le maïs MON 810, le coton Bt ou l’aubergine Bt, a un grave impact sur les organismes bénéfiques du sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement de l'Inde cherche à ratifier l’homologation de l’aubergine Bt sans faire l’étude de biosécurité concernant les conséquences sur les organismes du sol. La Commission européenne tente de faire pression sur les pays exempts d'OGM pour introduire le maïs MON 810.&lt;br /&gt;L’étude de Navdanya, la première à avoir examiné l'impact à long terme du coton Bt sur les organismes du sol, est un appel au réveil pour les organismes de réglementation du monde entier. Elle montre aussi que les affirmations de l'industrie biotechnologique sur l’innocuité des cultures génétiquement modifiées sont mensongères.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir une copie du rapport de l’étude et pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Navdanya&lt;br /&gt;A-60, Hauz Khas&lt;br /&gt;New Delhi – 110 016&lt;br /&gt;Téléphone : 91-11-26535422 / 26532124&lt;br /&gt;Courriel : vandana@vandanashiva.com&lt;br /&gt;Site Internet : &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.navdanya.org/&quot;&gt;www.navdanya.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article original en anglais : Monsanto's Bt Cotton Kills the Soil as Well as Farmers, le 23 février 2009.&lt;br /&gt;Traduction : Pétrus Lombard.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Procès de David (suite)</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/03/01/Proces-de-David-suite</link>
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    <pubDate>Sat, 28 Feb 2009 18:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Sécuritaire</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 6 janvier dernier, David comparaissait devant le tribunal de Foix pour avoir planté quelques pieds de canabis dans son jardin, et pire: pour avoir refusé un prélèvement d'ADN (&lt;a href=&quot;http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/01/02/Proces-de-David&quot;&gt;voir le billet&lt;/a&gt;). Il en était sorti sans qu'aucune peine n'ait été prononcée. Voici donc la suite:&lt;!-- div--&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;&lt;strong&gt; De nouveau en procès &lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David est encore convoqué en justice au tribunal correctionnel de Foix pour avoir&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong style=&quot;font-weight: normal; font-style: italic;&quot;&gt;refusé de se soumettre à un prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte génétique&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» (puis enregistrée au Fichier National des Empreintes Génétiques&amp;nbsp;: FNAEG).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le délibéré du 13 janvier, suite au procès du 6 janvier a été&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la requête doit mieux se pourvoir&amp;nbsp;». La forme ayant été contestée sur deux points par l’avocat, la requête du Procureur via son substitut a été invalidée. Précisons que ce délibéré n’est pas un non-lieu ni une relaxe, ce qui signifiait que le dossier n’était pas clos et que le ministère public pouvait ré-attaquer. Voilà, c’est chose faite aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David fait donc l’objet d’une réelle persécution et comme d’autres, il est victime du flou artistique du milieu juridique quant à l’application de la loi sur le prélèvement ADN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première inculpation de David qui avait planté un peu de cannabis dans son jardin ce qui soit-disant justifierait la nécessité d’un prélèvement , a fait l’objet d’une convocation au tribunal le 24 octobre dernier. David a reconnu sa culpabilité pour ce délit, toutefois aucune peine ne lui a été administrée par le Procureur bien que d’usage, une amende d’une centaine d'euros soit requise dans ce cas. Le Parquet de Foix, «&amp;nbsp;mauvais joueur&amp;nbsp;», remet aujourd’hui le couvert vis à vis de cette affaire en faisant convoquer David pour double motif&amp;nbsp;: détention de cannabis – refus de prélèvement. Il espère peut-être ainsi fuir le débat et faire pointer du doigt l’opinion et les médias sur la présomption que David n’est ni plus ni moins qu’un dangereux drogué - trafiquant. Nous souhaitons alors fortement que ces deux délits soient jugés de façon distincte et que le procès traite du sujet dont il doit traiter au départ&amp;nbsp;et si possible sur le fond cette fois-ci. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère public fait régulièrement traîner des jugements pour refus de prélèvement. Dans cette affaire le ministère et les juges se montrent une fois de plus incapables d’apporter clarté et transparence aux citoyens dans l’application de la loi. Ils sont par contre capables d’abuser de leur pouvoir et de faire preuve d’attitudes discriminantes pour ne pas reconnaître l’acte de désobéissance civile et la légitimité de refuser que son empreinte génétique soit répertoriée pendant 20 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la confusion règne de l’autre côté de la barre, de notre côté, nous sommes lucides et ne nous laisserons pas «&amp;nbsp;embrouiller&amp;nbsp;». Si cette diversion maladroite peut disperser notre mobilisation, elle peut tout autant attiser nos feux de révolte, donner plus de force et de teneur à notre revendication. A nous de savoir utiliser l’énergie déployée par l’adversaire pour contre-attaquer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Refus de prélèvement ADN&amp;nbsp;: pour la relaxe. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En solidarité avec&amp;nbsp; David, &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;le mardi 3 mars à 14 heures , soyons nombreux au TGI de Foix&amp;nbsp;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le comité de soutien constitué.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les Universitaires</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/02/23/Humiliation-des-universitaires</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Feb 2009 12:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Universités</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nouveau message de Pierre Jourde, écrivain et professeur d'université.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « Pendant des décennies, l’université a avalé sans broncher les réformes les plus burlesques. Et voici brusquement les universitaires de toutes tendances politiques, les présidents d’université les plus modérés, les chercheurs les plus prudents, gauche et droite mêlées, qui se retrouvent dans la rue, à lever le poing avec des étudiants et de jeunes chercheurs. Pour en arriver à cela, il faut un sentiment profond d’humiliation, de mépris pour les professions intellectuelles, qui dure depuis très longtemps, et qui ne vient pas seulement de nos hommes politiques, mais aussi de la représentation qui est donnée de ces professions par certains médias, à partir d’une méconnaissance profonde de leur réalité quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cela ne tient pas seulement au déferlement des clichés populistes. Ce n’est pas seulement parce que l’on fait passer pour des fainéants des gens qui ne cessent de travailler, pour des salaires minables, dans des lieux souvent sordides. Ce n’est pas seulement parce que l’on prétend évaluer enfin des chercheurs qui le sont en réalité toute leur vie, sur des critères très sélectifs. Ce n’est pas seulement parce que le temps qui pourrait être consacré aux étudiants et aux recherches est en réalité dévoré par une bureaucratie envahissante. C’est aussi et surtout parce qu’il s’agit d’une politique globale de destruction de la culture générale, qui touche l’université, la formation des professeurs, les concours de la fonction publique, l’audiovisuel, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous formons les futurs professeurs, et on nous demandera de les recruter, non plus sur ce qu’ils savent en littérature ou en sciences, mais sur des critères techniques étroits. Dans tous les domaines, il s’agit de ne former que des visseurs de boulons soumis, étroitement rivés à leur tâche. Et cela concerne l’éducation dans son ensemble, de la maternelle à l’université. Les universitaires manifestent contre cette vision de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous ne voulons pas former seulement des techniciens soumis, aux compétences étroites, mais des hommes et des citoyens. Nous pensons que la recherche est d’autant plus créatrice qu’elle n’est pas soumise à des objectifs purement utilitaires. Que le sens d’une vie ne se résume pas à des savoir-faire techniques. Qu’un professionnel est d’autant plus efficace que sa vision n’est pas étroitement limitée à son domaine de compétence. Que la culture est partie intégrante du fait de devenir homme. » &lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Source: Martine Laval, sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.telerama.fr/livre/a-quoi-sert-l-universite-ou-a-quoi-devrait-servir-l-universite,39420.php&quot;&gt;le blog de Télérama&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Voir aussi cet &lt;a href=&quot;http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/03/01/zaeytauzyte&quot;&gt;autre texte de Pierre Jouve&lt;/a&gt; sur le même sujet.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/02/23/Humiliation-des-universitaires#comment-form</comments>
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    <title>Laissez parler Sarkozy !</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/03/02/laissez-parler-Sarkozy</link>
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    <pubDate>Mon, 16 Feb 2009 10:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Universités</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Schneidermann&quot;&gt;Daniel Schneidermann&lt;/a&gt;, d'abord chroniqueur au journal &quot;le Monde&quot; puis à &quot;Libération&quot;, créateur et animateur de l'émission &quot;arrêt sur image&quot;s, puis fondateur du site &quot;@rret sur images&quot; (hélas payant) écrit, à propos de la contestation universitaire, sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.liberation.fr/medias/0101319723-opposants-laissez-parler-nicolas-sarkozy&quot;&gt;le site du journal Libération&lt;/a&gt; et sous le titre:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Opposants, laissez donc parler Nicolas Sarkosy !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; Les opposants à Nicolas Sarkozy mènent depuis 2007 un combat intense et désespéré: ils exigent que le temps de parole du Président à la radio et télévision soit décompté dans le temps de parole de la majorité, ou du gouvernement. Et ils aimeraient bien pouvoir bénéficier d'un temps de réponse. N'en déplaise à ces opposants, un exemple, cette semaine, vient de démontrer que cette revendication est absurde. Celui des enseignants-chercheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quiconque ne s'informe que par les grands médias, notamment audiovisuels, la soudaineté de la révolte des enseignants-chercheurs aura été pour le moins incompréhensible. Comment donc ? Profs de gauche, profs de droite, descendent dans la rue, uniquement parce qu'on veut les faire évaluer par leurs présidents d'universités ? Mais tous les présidents d'universités ne sont pas des garde-chiourme sectaires ! Ne sont-ils pas élus par les profs de leur université ? Et que penser de ce milieu de mandarins ou d'apprentis mandarins, qui refuse ainsi toute évaluation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la vérité, le milieu universitaire était partagé sur la réforme Pécresse, jusqu'au 22 janvier exactement. Ce jour-là, il bascula dans l'opposition, entraîné comme un seul homme dans les maquis par un dangereux agitateur, redoutablement efficace : un certain Sarkozy, Nicolas. Recevant à l'Élysée un aréopage de chercheurs et de professeurs, il s'évertua à présenter cette réforme (peut-être pas illégitime dans ses motifs) comme une punition à infliger à une bande de bons à rien paresseux : les chercheurs français, son auditoire du jour.&lt;br /&gt;«Vos résultats sont médiocres», leur expliqua-t-il, entre autres joyeusetés. Pourquoi ? Parce que les chercheurs ne publient pas assez, pardi. «Je veux pas être désagréable, mais à budget comparable, un chercheur français publie de 30 % à 50 % de moins qu'un chercheur britannique.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien d'étonnant : le Président rappela aux chercheurs comment ils s'étaient arrangés pour échapper à toute évaluation, et partant à toute sanction. «Nulle part dans les grands pays, sauf chez nous, on n'observe que des organismes de recherche sont à la fois acteurs et évaluateurs de leur propre action. Je vois que cela peut être confortable.» Un temps de silence. L'orateur attendait des rires, qui ne vinrent pas. «Je pourrais en tirer quelques conclusions pour moi-même. C'est un système assez génial d'ailleurs, celui qui agit est en même temps celui qui s'évalue. Cela peut provoquer un certain confort, un confort illusoire du moment parce que l'on voit bien les limites de l'exercice.» «Évidemment, conclut-il, si on ne veut pas voir ça, on se dit &quot;merci, je vous remercie d'être venus, c'est chauffé, il y a de la lumière&quot;. C'est une réalité. Et si la réalité est désagréable, c'est pas désagréable parce que je le dis. C'est désagréable parce qu'elle est la réalité.» Manifestement content de dépeindre le chercheur moyen comme un gars qui a vu de la lumière et qui est entré parce que c'est chauffé, il répéta son astuce à la fin de l'allocution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, il les désignait comme coupables, selon le ressort psychologique éprouvé du sarkozysme. Les traders sont coupables. Les cheminots sont coupables. Les fonctionnaires sont coupables. Les chefs militaires sont coupables. Les préfets sont coupables. Les chômeurs sont coupables. Les magistrats sont coupables, et surtout les juges d'instruction. Les Rmistes sont coupables. Les instituteurs sont coupables. Les journalistes sont coupables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opération sabordage aurait pu échouer : l'allocution du 22 janvier était passée sous le radar du journal télévisé, lequel n'entend rien à ces affaires de blouses blanches et d'éprouvettes, qui manquent singulièrement de ressort émotionnel. Ce jour-là, au JT, la rubrique éducation traitait du déjeuner à l'Élysée de lycéens de Basse-Normandie, de l'annonce par Xavier Darcos de la création de postes de «médiateurs de la réussite scolaire», et de l'agression d'une enseignante par l'un de ses élèves en Moselle. Heureusement, Internet était là. Et, fabriqués par d'habiles mains de chercheurs et de chercheuses, des montages commencèrent bientôt à y fleurir, alternant les meilleurs moments de la harangue présidentielle, et quelques chiffres bien sentis, qui rétablissaient la vérité sur la recherche nationale. En quelques jours, 200 000 internautes avaient vu les vidéos. Et voilà comment les enseignants-chercheurs, de gauche, de droite et du centre, se retrouvèrent précipités dans le maquis par la magie du verbe sarkozien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne comprend donc pas pourquoi les socialistes s'acharnent sur le temps de parole présidentiel. Ils devraient défiler avec des pancartes, pour exiger que Sarkozy soit astreint à une causerie hebdomadaire radiotélévisée de plusieurs heures, comme Chávez, avec diffusion obligatoire dans les écoles, les crèches, et les abribus. En outre, lui-même n'y verrait certainement aucun inconvénient.&quot;
&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Voici de longs extraits de ce discours, avec commentaires:&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k26H4Dh2h6OJfRWaHp&amp;amp;related=1&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;
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&lt;/object&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x895nf_discours-de-sarkozy-sur-la-recherch&quot;&gt;Discours de Sarkozy sur la recherche- 22 01 09- part 1&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et la seconde partie de ce discours se trouve &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/search/Sarkozy%252Bchercheurs/video/x895sf_discours-de-sarkozy-sur-la-recherch_news&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le travail de chercheur</title>
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    <pubDate>Sat, 14 Feb 2009 20:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Universités</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici une petite mise au point sur ce qu'est le travail d'un chercheur
universitaire. Elle est rédigée par l'écrivain &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Jourde&quot;&gt;Pierre Jourde&lt;/a&gt; :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot; &lt;em&gt;Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d'être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l'université. Au travail, fainéants!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'ignorance et les préjugés sont tels que c'est à peu près l'image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France.. Au Monde, Catherine Rollot se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, Sylvie Pierre-Brossolette, sur l'antenne de France Info, défendait l'idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d'intéressant après quarante ans («c'est génétique»!), on pourrait lui coller beaucoup plus d'heures d'enseignement, histoire qu'il se rende utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. Planck, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon! Darwin a publié L'Evolution des espèces à 50 ans, et Foucault La Volonté de savoir au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd'hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d'heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n'y a pas de petits profits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais que Sylvie Pierre-Brossolette se rassure: le déluge de réformes et de tâches administratives est tel que son v¦u est déjà presque réalisé. On fait tout ce qu'il faut pour étouffer la recherche. Les chercheurs et les enseignants-chercheurs passent plus de temps dans la paperasse que dans la recherche et l'enseignement. Ils rédigent les projets de recherche qu'ils auraient le temps de réaliser s'ils n'étaient pas si occupés à rédiger leurs projets de recherche. La réforme Pécresse ne fera qu'accroître cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les journalistes sont-ils suffisamment évalués au regard de leurs compétences et de leur sérieux? Est-ce que c'est génétique, de dire des bêtises sur les antennes du service public?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On enrage de cette ignorance persistante que l'on entretient sciemment, dans le public, sur ce que sont réellement la vie et le travail d'un universitaire. Rien de plus facile que de dénoncer les intellectuels comme des privilégiés et de les livrer à la vindicte des braves travailleurs, indignés qu'on puisse n'enseigner que 7 heures par semaine. Finissons-en avec ce ramassis de légendes populistes. Un pays qui méprise et maltraite à ce point ses intellectuels est mal parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La réforme Pécresse est fondée là-dessus: il y a des universitaires qui ne travaillent pas assez, il faut trouver le moyen de les rendre plus performants, par exemple en augmentant leurs heures d'enseignement s'ils ne publient pas assez. Il est temps de mettre les choses au point, l'entassement de stupidités finit par ne plus être tolérable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt; a) l'universitaire ne travaille pas assez&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En fait, un universitaire moyen travaille beaucoup trop. Il exerce trois métiers, enseignant, administrateur et chercheur. Autant dire qu'il n'est pas aux 35 heures, ni aux 40, ni aux 50. Donnons une idée rapide de la variété de ses tâches: cours. Préparation des cours. Examens. Correction des copies (par centaines). Direction de mémoires ou de thèses. Lectures de ces mémoires (en sciences humaines, une thèse, c'est entre 300 et 1000 pages). Rapports. Soutenances. Jurys d'examens. Réception et suivi des étudiants. Elaboration des maquettes d'enseignement. Cooptation et évaluation des collègues (dossiers, rapports, réunions). Direction d'année, de département, d'UFR le cas échéant. Réunions de toutes ces instances. Conseils d'UFR, conseils scientifiques, réunions de CEVU, rapports et réunions du CNU et du CNRS, animations et réunions de centres et de laboratoires de recherche, et d'une quantité de conseils, d'instituts et de machins divers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et puis, la recherche. Pendant les loisirs, s'il en reste. Là, c'est virtuellement infini: lectures innombrables, rédaction d'articles, de livres, de comptes rendus, direction de revues, de collections, conférences, colloques en France et à l'étranger. Quelle bande de fainéants, en effet. Certains cherchent un peu moins que les autres, et on s'étonne? Contrôlons mieux ces tire-au-flanc, c'est une excellente idée. Il y a une autre hypothèse: et si, pour changer, on fichait la paix aux chercheurs, est-ce qu'ils ne chercheraient pas plus? Depuis des lustres, la cadence infernale des réformes multiplie leurs tâches. Après quoi, on les accuse de ne pas chercher assez. C'est plutôt le fait qu'ils continuent à le faire, malgré les ministres successifs et leurs bonnes idées, malgré les humiliations et les obstacles en tous genres, qui devrait nous paraître étonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nicolas Sarkozy, dans son discours du 22 janvier, parle de recherche «médiocre» en France. Elle est tellement médiocre que les publications scientifiques françaises sont classées au 5e rang mondial, alors que la France se situe au 18e rang pour le financement de la recherche. Dans ces conditions, les chercheurs français sont des héros. Les voilà évalués, merci. Accessoirement, condamnons le président de la république à vingt ans de travaux forcés dans des campus pisseux, des locaux répugnants et sous-équipés, des facs, comme la Sorbonne, sans bureaux pour les professeurs, même pas équipées de toilettes dignes de ce nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt; b) l'universitaire n'est pas évalué&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour mieux comprendre à quel point un universitaire n'est pas évalué, prenons le cas exemplaire (quoique fictif) de Mme B. Elle représente le parcours courant d'un professeur des universités aujourd'hui. L'auteur de cet article sait de quoi il parle. Elle est née en 1960. Elle habite Montpellier. Après plusieurs années d'études, mettons d'histoire, elle passe l'agrégation. Travail énorme, pour un très faible pourcentage d'admis. Elle s'y reprend à deux fois, elle est enfin reçue, elle a 25 ans. Elle est nommée dans un collège «sensible» du Havre. Comme elle est mariée à J, informaticien à Montpellier, elle fait le chemin toutes les semaines. Elle prépare sa thèse. Gros travail, elle s'y consacre la nuit et les week-ends. J. trouve enfin un poste au Havre, ils déménagent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A 32 ans, elle soutient sa thèse. Il lui faut la mention maximale pour espérer entrer à l'université. Elle l'obtient. Elle doit ensuite se faire qualifier par le Conseil National des Universités. Une fois cette évaluation effectuée, elle présente son dossier dans les universités où un poste est disponible dans sa spécialité. Soit il n'y en a pas (les facs ne recrutent presque plus), soit il y a quarante candidats par poste. Quatre années de suite, rien. Elle doit se faire requalifier. Enfin, à 37 ans, sur son dossier et ses publications, elle est élue maître de conférences à l'université de Clermont-Ferrand, contre 34 candidats. C'est une évaluation, et terrible, 33 restent sur le carreau, avec leur agrégation et leur thèse sur les bras. Elle est heureuse, même si elle gagne un peu moins qu'avant. Environ 2000 Euros. Elle reprend le train toutes les semaines, ce qui est peu pratique pour l'éducation de ses enfants, et engloutit une partie de son salaire. Son mari trouve enfin un poste à Clermont, ils peuvent s'y installer et acheter un appartement. Mme B développe ses recherches sur l'histoire de la paysannerie française au XIXe siècle. Elle publie, donne des conférences, tout en assumant diverses responsabilités administratives qui l'occupent beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Enfin, elle se décide, pour devenir professeur, à soutenir une habilitation à diriger des recherches, c'est-à-dire une deuxième thèse, plus une présentation générale de ses travaux de recherche. Elle y consacre ses loisirs, pendant des années. Heureusement, elle obtient six mois de congé pour recherches (sur évaluation, là encore). A 44 ans (génétiquement has been, donc) elle soutient son habilitation. Elle est à nouveau évaluée, et qualifiée, par le CNU. Elle se remet à chercher des postes, de professeur cette fois. N'en trouve pas. Est finalement élue (évaluation sur dossier), à 47 ans, à l'université de Créteil. A ce stade de sa carrière, elle gagne 3500 euros par mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Accaparée par les cours d'agrégation, l'élaboration des plans quadriennaux et la direction de thèses, et, il faut le dire, un peu épuisée, elle publie moins d'articles. Elle écrit, tout doucement, un gros ouvrage qu'il lui faudra des années pour achever. Mais ça n'est pas de la recherche visible. Pour obtenir une promotion, elle devra se soumettre à une nouvelle évaluation, qui risque d'être négative, surtout si le président de son université, à qui la réforme donne tous pouvoirs sur elle, veut favoriser d'autres chercheurs, pour des raisons de politique interne. Sa carrière va stagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans la réforme Pécresse, elle n'est plus une bonne chercheuse, il faut encore augmenter sa dose de cours, alors que son mari et ses enfants la voient à peine. (Par comparaison, un professeur italien donne deux fois moins d'heures de cours). Ou alors, il faudrait qu'elle publie à tour de bras des articles vides. Dans les repas de famille, son beau-frère, cadre commercial, qui gagne deux fois plus qu'elle avec dix fois moins d'études, se moque de ses sept heures d'enseignement hebdomadaires. Les profs, quels fainéants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Personnellement, j'aurais une suggestion à l'adresse de Mme Pécresse, de M. Sarkozy et accessoirement des journalistes qui parlent si légèrement de la recherche. Et si on fichait la paix à Mme B? Elle a énormément travaillé, et elle travaille encore. Elle forme des instituteurs, des professeurs, des journalistes, des fonctionnaires. Son travail de recherche permet de mieux comprendre l'évolution de la société française. Elle assure une certaine continuité intellectuelle et culturelle dans ce pays. Elle a été sans cesse évaluée. Elle gagne un salaire qui n'a aucun rapport avec ses hautes qualifications. Elle travaille dans des lieux sordides. Quand elle va faire une conférence, on met six mois à lui rembourser 100 euros de train. Et elle doit en outre subir les insultes du président de la république et le mépris d'une certaine presse. En bien, ça suffit. Voilà pourquoi les enseignants-chercheurs manifestent aujourd'hui.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sources: &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090210/10490/universite-les-faineants-et-les-mauvais-chercheurs-au-travail&quot;&gt;Nouvel Obs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Une Europe Écologiste</title>
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    <pubDate>Sat, 07 Feb 2009 18:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Environnement</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici le manifeste d'&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.europeecologie.fr/&quot;&gt;Europe Écologie&lt;/a&gt; (Ariège), C'est un appel au &lt;strong&gt;rassemblement pour une Europe écologiste&lt;/strong&gt; :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot; Changer d’ère&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire est en suspens car la déraison s'est emparée du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en témoignent brutalement les dérèglements des mécanismes financiers, la croissance de la famine, l’aggravation des inégalités ou l'emballement du bouleversement climatique, l'humanité s’est mise en situation de perdre la maîtrise de son destin. Nous sommes parvenus à ce moment-clé où tout peut basculer, jusqu’à l’irréversible, ou, au contraire, favoriser un sursaut pour construire une nouvelle donne dont l’Europe devienne le creuset.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit la trajectoire d’effondrement dans laquelle s’inscrit la mondialisation du tout marché et de la prédation aveugle se prolonge, et l’on verra la conjonction des crises - écologique, énergétique, alimentaire, financière, économique, sociale, identitaire - précipiter la planète dans &lt;strong&gt;une régression sans précédent&lt;/strong&gt; ; soit les sociétés humaines se ressaisissent, refusant la spirale de l’excès, des fractures sociales et du découplage avec la nature, et alors surgiront les forces porteuses des réformes nécessaires pour échapper au chaos et tracer &lt;strong&gt;l’horizon d’une nouvelle espérance&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est urgent de se rassembler pour y concourir. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne rien faire ouvrirait la porte à des politiques autoritaires pour gérer les pénuries ou les conséquences des migrations d'origine climatique. Agir, c'est éviter la barbarie pour choisir la civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’avons plus le temps. Tous les indicateurs sont au rouge. &lt;strong&gt;Notre modèle de développement est pulvérisé par les faits&lt;/strong&gt; ! Aveuglé par l’idéologie de la croissance sans limites, dopé par le laisser-faire du libéralisme, le système productiviste fonce tout droit vers la catastrophe, tel un bateau ivre. Partout l’insécurité sociale grandit. Le progrès perd son sens au profit d’une montée de l’insignifiance et d‘une destruction du vivant. L’humanité avance vers son désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres orientations économiques et sociales s’imposent. D’autres choix de société sont indispensables. Une autre politique est possible: celle de la responsabilité. Le devoir d’équité universelle, l’attachement au vivant sous toutes ses formes, la nécessité de réduire l’empreinte écologique sur les ressources et les équilibres naturels commandent de changer d’ère. Il faut entrer sans plus tarder dans un nouveau monde, &lt;strong&gt;celui d’une profonde mutation écologique et sociale de civilisation&lt;/strong&gt;. Celle-ci s’appuiera sur les valeurs de sobriété, de mesure et de modération, de partage, de solidarité et de démocratie, a contrario des aliénations marchandes et des violences économiques qui contaminent les écosystèmes, destructurent les sociétés, écrasent les diversités culturelles et broient les individus dans la compétition du toujours plus et les frustrations permanentes.Comment construire une alternative au désenchantement du monde ? &lt;strong&gt;Comment rendre désirable un changement &lt;/strong&gt;basé sur l’épanouissement personnel et le mieux être collectif ? Nous proposons un choix : celui d'une régulation des activités tournées cette fois vers l’humain et la réconciliation avec la nature.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;br /&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; *&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;D’abord, il faut rompre ! Rompre avec cette logique autodestructrice. Rompre avec les impostures de l’accompagnement social et écologique d’un système condamné ; rompre avec les illusions qui tentent seulement d’en corriger les débordements et qui s’épuisent à réguler l’irréversible ; rompre avec le fatalisme qui conduit à s’accommoder d’une situation douloureuse pour la majorité des hommes et des femmes de la planète et pour l’avenir de nos enfants. Nous ne sortirons pas de l’impasse par des faux semblant, en ânonnant des adaptations à la logique dominante ou à coups de timides ajustements sectoriels.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Rompre, c’est &lt;strong&gt;s’en prendre enfin aux racines&lt;/strong&gt;, au sein du système économique et social comme au coeur de nos pratiques individuelles ; c’est modifier l’architecture de la mondialisation aussi bien que transformer l’imaginaire de chacun. Agir sur les structures de nos sociétés et travailler en même temps à une insurrection des consciences, voilà les deux défis à relever pour éviter une désagrégation tout azimut et, au final, la défaite de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’urgence commande donc de réunir les conditions collectives pour que la trajectoire humaine s’engage sur une autre voie. Autre projet de société, autre modèle de civilisation… le chemin passe par &lt;strong&gt;la refondation progressive et pacifique de nos manières d’être et de vivre&lt;/strong&gt;, ensemble et individuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni surenchère utopique, ni ivresse révolutionnariste, l’objectif que nous devons poursuivre consiste à ouvrir les pistes d’un horizon émancipateur, redonnant sens au progrès et consistance à l’espoir. Nous n’affichons ni lendemains qui chantent ni programmes miracles. Nous affirmons seulement un autre choix : &lt;strong&gt;celui d’une nouvelle régulation&lt;/strong&gt;, fondée sur l’impératif écologique et social, dont la déclinaison devra être établie démocratiquement dans chaque domaine impliquant la communauté humaine. Notre démarche consiste à opposer pied à pied des alternatives aux logiques destructrices et spéculatives, à trier entre ce qui est possible et ce qui ne l’est plus, à rassembler les énergies pour que la société s’engage dans une transition vers un monde qui, à défaut d’être parfait, restera viable pour tous et se montrera plus juste au plus grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;br /&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; *&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;L’enjeu est tel et son urgence si prégnante que nous ne pouvons plus consentir à la tradition des jeux de rôle auxquels la représentation politique se complaît, avec ses rabâchages traditionnels qui pétrifient le futur et ses crispations claniques qui dévalorisent les consciences. Quelques soient leurs référentiels idéologiques, les partis politiques dominants bégaient devant les défis du nouveau siècle, refusant l’obstacle du grand tournant nécessaire. &lt;strong&gt;Ils restent liés à un type de développement insoutenable&lt;/strong&gt;, fondé sur le mythe d’une progression exponentielle des richesses et, au final, sur le diktat absurde de la croissance pour la croissance. Chacun à leur façon, ils persévèrent dans la reproduction de mécanismes de plus en plus aliénants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par conséquent, le verrou que les forces politiques dominantes imposent à la société doit être débloqué. La plupart des politiques ne sont pas en phase avec le temps de la rareté qui s’annonce. Ils sont les produits d’une époque révolue au cours de laquelle, de la Révolution industrielle aux Trente Glorieuses, la croyance folle en l’abondance inépuisable s’installa. Elle consacra la domination de l’avoir sur l’être et de l‘économique sur le politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La matrice commune des partis politiques, forgée au culte de la croissance infinie et à tout prix, imprégnée de dévotion scientiste et de bigoterie technologique, &lt;strong&gt;les rend sourds aux interpellations de la modernité&lt;/strong&gt;. C’est pourquoi ils ont obstinément nié les alertes lancées depuis trente ans par les écologistes.Vivre avec son siècle consiste aujourd’hui à prendre conscience que l’âge du gaspillage et de l’inconséquence est terminé, que l’autorégulation du marché est un mirage, que la réalité est désormais surdéterminée par la crise écologique et l’approfondissement des inégalités sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu’ils entendent continuer de conduire l’avenir avec leurs promesses obsolètes et leurs réflexes sclérosés, ce sont ces partis hors d’âge qu’il faut maintenant contester, électoralement et démocratiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne nous résoudrons jamais au futur que le fondamentalisme marchand et l’aveuglement des inconditionnels de la démesure dessine : un apartheid mondial dans la répartition des ressources et la destruction de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;br /&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; *&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;C’est pourquoi il s’agit de développer &lt;strong&gt;un nouvel espace politique&lt;/strong&gt; au sein duquel ceux et celles qui se rassemblent dans leur diversité traceront la perspective d’un nouveau projet de société. Celui-ci n’est pas hors d’atteinte. Il repose sur l’aspiration grandissante des populations à vivre autrement que dans l’accumulation, le factice ou les dettes et sur la montée de l’exigence citoyenne pour une répartition équitable des richesses et un juste échange entre les peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce &lt;strong&gt;modèle alternatif&lt;/strong&gt; n’est inscrit dans aucun dogme ni bréviaire, même s’il est attaché aux meilleures traditions humanistes, en particulier l’opposition radicale au racisme, à l’antisémitisme, au sexisme et à toute forme d‘ostracisme et de domination. Il se construira pas à pas, à partir des besoins de bientôt sept milliards d’individus, de l’intérêt collectif des peuples de la terre, de la protection des biens communs et de l’extension des services publics, du partage des ressources et du respect des équilibres du vivant. Il se fondera sur les valeurs de justice sociale et de solidarité planétaire, de sobriété et de conscience des limites, de droits humains et de dialogue démocratique. Il orientera progressivement les activités vers une réduction de l’empreinte écologique, impliquant de nouvelles façons de consommer, de produire, de se déplacer, de travailler, d’échanger, d’innover, d’habiter les villes et les territoires et de faire ensemble société. Il encadrera rigoureusement les mécanismes du marché et leurs prolongements financiers. Il stimulera la recherche scientifique et la créativité industrielle selon une perspective compatible avec les besoins réels et les limites de la biosphère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau projet de société, nouvelle régulation économique et sociale. Il s’agit de penser l’organisation de la société selon &lt;strong&gt;le principe de durabilité&lt;/strong&gt;, intégrant à la fois l’impératif écologique et celui de la justice sociale : durabilité des ressources et des équilibres naturels, durabilité, dans leur diversité culturelle, des systèmes économiques de demain, des contrats sociaux et des modes de vie. Autrement dit, il s'agit d'engager des réformes incompatibles avec l’hégémonie productiviste et consumériste qui précipite les dégâts écologiques et sociaux à coups de dérégulation, de financiarisation, de marchandisation et d’uniformisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en connaissons les principaux instruments qui feront l'objet de la plateforme électorale des listes Europe Ecologie : décroissance des flux de matière et d’énergie sans recours au nucléaire ou aux agrocarburants, nouvelle donne économique basée sur la proximité des échanges, les énergies renouvelables et la fonctionnalité qui privilégie l'usage des biens à leur achat, nouveaux indicateurs de richesse, encadrement du marché selon des critères écologiques et sociaux, contrôle des mécanismes financiers, renforcement de l'économie sociale et solidaire et des services publics (services d’intérêts généraux selon la terminologie européenne) dans les secteurs clés de la vie collective (énergie, transports, santé, logement, éducation, télécommunications, solidarité sociale), mise en place d’une fiscalité intégrant le juste prix écologique et réorientant les comportements et les investissements, sanctuarisation des biens communs de l'humanité (l’eau, l’air, les fleuves, les océans, les ressources halieutiques, les forêts, les zones humides et les sols), protection de toutes les espèces du vivant, encouragement au travail paysan et aux agricultures respectueuses des terroirs, de l’environnement et de la santé,&amp;nbsp; refus de la brevetabilité du vivant et des risques de contamination par les OGM ou les pesticides, modification d’un aménagement du territoire axé sur l'étalement urbain et la sectorisation, réorientation de la mobilité des hommes et des marchandises vers les moyens de transports doux, le rail et les voies d’eau, mobilisation de la recherche scientifique pour favoriser les applications technologiques à la mutation écologique, coopération et co-élaboration avec les pays du Sud, droit à la souveraineté alimentaire, développement des relations internationales sur la base de l’apaisement des conflits, défense des droits fondamentaux de la personne (droit d'asile, droit de vote aux résidants issus de l'immigration...) et des libertés individuelles, extension de la démocratie par les voies participatives, renforcement des pouvoirs de la justice vis-à-vis des paradis fiscaux et des pratiques mafieuses, respect des territoires et des identités culturelles dans le cadre d'une Europe fédérale, réduction du temps de travail parallèlement aux gains de productivité...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;br /&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; *&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Un nouvel espace politique porteur d’une nouvelle politique de régulation ne peut se concevoir d’emblée qu’à l’échelon européen puisque &lt;strong&gt;l’Europe est notre famille&lt;/strong&gt;, et sans frontières puisque &lt;strong&gt;le monde est notre village&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe doit d’abord agir sur elle-même. Elle a puisé dans ses ressources naturelles et mis à sac celles de ses anciennes colonies pour construire sa puissance. Aujourd’hui encore, elle prélève plus de ressources qu’elle n’en dispose. Son empreinte écologique, comme celle de l’ensemble des pays industrialisés, excède la capacité biologique de la planète. En moyenne, chaque habitant de l’Union européenne utilise au moins deux fois plus de surface productive que la biocapacité réelle disponible. La réduction de cet impact destructeur constitue une priorité incontournable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même façon, l’Europe doit payer sa dette. Son développement économique, comme celui des autres pays industrialisés, s’est effectué au prix d’un renforcement de l’effet de serre global et d’un prélèvement massif de ressources mondiales. Elle est ainsi devenue un débiteur écologique majeur vis-à-vis du reste du monde. Cette dette engage l’Union européenne dans son rapport aux pays du Sud. Ceux-ci doivent pouvoir compter sur elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Union européenne, malgré les aléas de sa construction et des pratiques trop souvent technocratiques, a bâti un espace de paix et de coopération entre les vingt-sept Etats et les quatre-vingt-trois peuples qui la composent. Elle a su s’interposer comme une force de conciliation dans les conflits. &lt;strong&gt;C’est un formidable acquis&lt;/strong&gt;, une histoire positive, à rebours des visions archaïques ou souverainistes qui imprègnent encore ce continent qui était celui des guerres. Des cultures différentes démontrent qu’elles peuvent vivre ensemble et s’enrichir mutuellement dans un monde déchiré par la violence multipolaire et les replis nationalistes et communautaristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi grâce à l’Europe que des questions vitales ont pu échapper au carcan des intérêts et des égoïsmes nationaux et trouver des débuts de réponse allant dans le sens de l‘intérêt général. L’Europe a su par exemple se placer à l’avant-garde dans la lutte contre le réchauffement climatique et les objectifs du paquet énergie-climat sont les nôtres, l’Europe a su mettre en oeuvre une protection efficace des espaces naturels sur son territoire, l’Europe a eu le courage d’imposer le début d'une réglementation contraignante à l’industrie chimique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Plus que jamais, nous avons besoin d’Europe&lt;/strong&gt; : parce que c’est au niveau européen que se prend aujourd’hui la majeure partie des décisions politiques, touchant à tous les aspects de la vie des citoyens, parce qu’elle constitue notre meilleur socle pour répondre aux enjeux de l’époque et lancer des politiques transnationales ambitieuses, parce qu’elle pourrait être le meilleur défenseur des droits sociaux et de l’environnement et opposer un modèle de société alternatif à celui de la mondialisation libérale, parce que nous sommes convaincus que les Etats-nations n’offrent qu’une réponse de plus en plus partielle et inadaptée aux risques globaux auxquels nos sociétés sont confrontées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'Union européenne n'apparaît plus comme une entité capable de réguler les équilibres mondiaux selon des critères de justice sociale et d’environnement. Ses dérives libérales tendent à l’assimiler à un simple épiphénomène d’une globalisation chaotique, voire même à un accélérateur de celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autant plus que les peuples boudent l’Europe parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans ses institutions sans visage. Comment s’en étonner, dès lors qu’on leur parle surtout de compétitivité et de concurrence, comme si le marché pouvait à lui seul tenir lieu d’horizon ? L’Europe est plus présente dans leur vie pratique que dans leurs cœurs. Ils attendent légitimement &lt;strong&gt;un projet qui les fédère et leur ouvre l‘horizon&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moment est venu pour que les Européens s’emparent et s’identifient à la perspective politique d’une Europe solidaire et durable. En installant la mutation écologique et sociale comme colonne vertébrale de la communauté de destin des peuples européens, l’Europe deviendrait le moteur d’un nouveau foyer de civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons lucides mais n’ayons pas peur. La crise globale qui menace la civilisation humaine peut être surmontée. Sauf à consentir honteusement au désastre, l’humanité se trouve dans l’obligation de réagir et de changer de cap. Elle en a les moyens. Il lui manque l’objectif. L’intensité de la crise offre paradoxalement &lt;strong&gt;une opportunité historique de jeter les bases d’un nouveau monde&lt;/strong&gt; en puisant dans les meilleures valeurs du patrimoine humain, de mobiliser les intelligences et les énergies pour encourager leur créativité, de rénover la démocratie et de réhabiliter la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’Europe écologique et sociale, nous avons l’occasion de reprendre en main notre destin pour vivre mieux. A nous tous de la saisir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous rejoindre en Ariège, par mail &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/02/07/mailto%20%22ariegeecologie@yahoo.fr%22&quot;&gt;ariegeecologie@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;par courrier: &lt;strong&gt;Rassemblement Ariège Europe Ecologie&lt;br /&gt;à l’Equi’Table 11 Place G.Duthil 09000 Foix&lt;/strong&gt;. &quot;
&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi lire et signer &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.europeecologie.fr/appel&quot;&gt;l'appel en ligne&lt;/a&gt; (avec un texte différent)...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Président  et le Ministre</title>
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    <pubDate>Wed, 04 Feb 2009 20:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Universités</category>
            
    <description>    &lt;div&gt;Aujourd'hui, J'ai trouvé ça dans ma boite aux lettres:&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt; LE PRÉSIDENT&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Entrez-donc mon ami et venez prendre place&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Afin de me conter ce qui vous embarrasse&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La réforme est lancée, elle avance à grands pas&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais je vois bien qu'à tous celle-ci ne plaît pas.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MINISTRE&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voyez comme en ces temps je sais rester serein.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; LE PRÉSIDENT&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Allez contez moi donc&amp;nbsp; je ne tiens plus en place !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MINISTRE&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour faire des élèves des besogneux sans âme.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et n'auront plus de sens à donner au savoir ;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voilà qui nous fera des citoyens dociles&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PRÉSIDENT&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Fort bien, les programmes sont un bel artifice&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Promettant des réformes, n'en disant que très peu,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Car je veux tout savoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MINISTRE&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voilà ce qui se passe :&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je commence par rayer en trois ans les RASED&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je laisse aux enseignants l'entière liberté&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De s'occuper tous seuls de la difficulté.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils auront pour cela comme unique bagage&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai enlevé deux heures d'école par semaine&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il disent disent la journée de trop longue durée&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu'il faudrait réformer notre calendrier...&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et bien moi je vous dis qu'il en faut d'avantage&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; LE PRÉSIDENT&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le mérite sera la seule valeur payante !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MINISTRE&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je les envoie le faire à l'université.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voyez l'inanité d'une bonne formation&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cela vous agrée-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PRÉSIDENT&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Assurément je pense.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mon humeur est ravie, et elle est d'importance&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qui font toujours écho à l'actualité.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mon caprice me met dans des emportements,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur toutes mes idées je veux qu'on légifère&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des médias je me sers et grâce à mon emprise&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Enfin, si j'utilise les services de la presse&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est parce qu'aux yeux de tous il faut&amp;nbsp; que je paraisse.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais contez-moi encore votre train de mesures.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;LE MINISTRE&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De l'école en danger j'augmente la fêlure :&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il existe des classes que l'Europe nous envie,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il serait opportun de les faire disparaître&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qui ne font de leur temps que des couches changer&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et ne connaissent point les joies de la dictée.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et il n'y aurait plus de maternelles en France !&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Afin de remplacer les absences des maîtres&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si celui qui remplace se trouve être plombier,&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La chaudière de l'école il pourra réparer.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; S'il est mécanicien et connaît son affaire&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les voitures des collègues il pourra bien refaire.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et si par de la chance il se trouve enseignant&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il pourra pendre en charge d'une classe les enfants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PRÉSIDENT&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je reconnais bien là votre astuce admirable&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette école qui veut faire des citoyens&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il faut qu'à l'avenir elle n'en fasse rien !&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Œuvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Quotas d'interpellation</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/02/03/Quotas-dinterpellation</link>
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    <pubDate>Tue, 03 Feb 2009 15:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Sécuritaire</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De source AFP, dans le journal &quot; &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lepoint.fr/actualites-societe/null/920/0/309381&quot;&gt;Le Point&lt;/a&gt; &quot;:&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; &lt;strong&gt;Plusieurs services de police ont reçus des objectifs chiffrés d'interpellations pour 2009&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Chalons-en-Champagne, dans la Marne, les unités de la police de proximité devront procéder à 120 interpellations en 2009, et les brigades anticriminalité (Bac) à 162, des objectifs fixés par une note écrite émanant du chef de l'unité de police de proximité. Le document précise aussi qu'après &quot;analyse des résultats obtenus en 2008&quot;, il est demandé à chaque brigade de roulement de &quot;procéder à 65 interpellations a minima&quot; en 2009. Combien de directions départementales de sécurité publique (DDSP) ont procédé de la même sorte ? On l'ignore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les responsables de chaque DDSP, où les chiffres 2008 n'ont pas été jugés satisfaisants, ont eu pour mission de fixer des objectifs pour améliorer les résultats. Les syndicats Unsa-police et le Syndicat général de la police (SGP-FO) ont dénoncé jeudi cette &quot;course aux chiffres et au résultat qui devient une fin en soi&quot;. Le ministère de l'Intérieur a jugé &quot;logique&quot; que des &quot;objectifs précis et chiffrés soient fixés aux forces de police&quot; par les DDSP, sans toutefois fournir plus de précision quant au nombre de directions concernées.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Sur les ondes de France Inter, aujourd'hui, un des responsables de la police justifiait de telles pratiques en parlant de &lt;strong&gt;benchmarking.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Selon &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Benchmarking&quot;&gt;Wikipédia&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Le benchmarking (en français : étalonnage ou analyse comparative ou parangonnage) est une technique de marketing ou de gestion de la qualité qui consiste à étudier et analyser les techniques de gestion, les modes d'organisation des autres entreprises afin de s'en inspirer et d'en retirer le meilleur. C'est un processus continu de recherche, d'analyse comparative, d'adaptation et d'implantation des meilleures pratiques pour améliorer la performance des processus dans une organisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un benchmark est un indicateur chiffré de performance dans un domaine donné (qualité, productivité, rapidité et délais, etc.) tiré de l'observation des résultats de l'entreprise qui a réussi le mieux dans ce domaine. Cet indicateur peut servir à définir les objectifs de l'entreprise qui cherche à rivaliser avec elle... &quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Autrement dit: la police est une entreprise comme les autres, qui doit justifier de l'argent qu'on lui donne en interpelant un max de gens. C'est ça leur boulot...&lt;br /&gt;Mais quand même: j'aimerais bien savoir quels sont les éléments de comparaison et quelles sont les entreprises concurrentes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Éoliennes: Vent de colère</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/03/02/Eoliennes%3A-Vent-de-colere</link>
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    <pubDate>Mon, 02 Feb 2009 01:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Environnement</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici un résumé du dossier très conséquent publié sur le site &quot;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.dossiersdunet.com/spip.php?article5&quot;&gt;Les Dossiers du Net&lt;/a&gt;&quot;, ayant trait aux implantations d'éoliennes. Pour plus de détails (et ils sont très fournis), voir sur le site...&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; En lutte contre le décret Cochet de juin 2001, le collectif &lt;em&gt;Vent de Colère&lt;/em&gt; a élaboré une charte de bonne conduite qu’elle souhaiterait voir appliquée par les promoteurs d’énergie éolienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ins&gt;Avertissement&lt;/ins&gt; : Ce code de bonne conduite ne signifie pas que Vent de Colère approuve l’implantation d’éoliennes. Ces règles de bonne conduite ne sont là que pour essayer de réduire les effets néfastes immédiats des éoliennes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans le cadre d’une directive européenne le gouvernement a prévu, dans les PPI, un maximum de 6000 MW éoliens continentaux et de 1500 MW éoliens off shore au 31-12-2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 2&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut que les calculs de TP (Taxe Professionnelle) soient avalisés par une autorité agréée (qui ne soit pas l’ADEME) car cet élément intervient de façon primordiale dans la décision des maires. Chaque année, la TP réellement perçue par la commune sera rendue publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 3&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut que toutes les charges laissées aux communes soient clairement explicitées et chiffrées ainsi que tous les problèmes prévisibles avec leur conséquences financières pour la collectivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 4&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;À fin d’éliminer toute nuisance autre que paysagère, il convient que la distance minimale des éoliennes aux habitations soit de 30 à 50 fois la hauteur en bout de pale. Pour un choix donné de site, le promoteur rachètera au cours du marché les habitations se trouvant à une distance moindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 5&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut qu’un exemplaire de l’étude d’impact soit remis à l’association qui conteste le projet éolien, en même temps qu’au maire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 6&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les experts avifaune et flore seront indépendants, devront avoir une qualification reconnue et faire un nombre de visites minimum adapté à la richesse du site. On ne pourra en aucun cas mettre de machines à proximité ou dans une ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 7&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les séances d’information organisées par les promoteurs, l’ADEME , le CAUE11, l’AME, le CLER, l’AMORCE, l’ENE, etc...&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;seront destinées en première priorité à la population et en seconde priorité aux maires.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;seront contradictoires avec un temps de parole égal pour les associations anti anarchie éolienne. Les envoyés directs ou indirects de l’ADEME ou d’entités similaires conserveront la réserve que l’on peut attendre de ces organismes. Les sondages seront préparés avec l’aide des associations anti anarchie éolienne et confiés à des organismes de sondage indépendants.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article 8&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pas de machines sur les crêtes. Pas de machines en bord de plateau. Pas de machines à 100 fois la hauteur en bout de pale d’un monument ou site inscrit ou classé ou d’une ZPPAUP. L’information et l’enquête publique touchera tous le territoire situé dans un rayon de 100 fois la hauteur en bout de pale autour des machines, quelques soient les limites administratives. Application stricte des contraintes de covisibilité décelées par la commission des sites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 9&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Chaque année, l’exploitant fournira, preuve à l’appui, la production de chaque site. Il est également invité à signaler de façon précise les emplois permanents créés dans un rayon de 50 km de la centrale en dehors des travaux d’installation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 10&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La limite de 12 MW par projet, telle que définie par la loi et son esprit, sera respectée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 11&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En cas de perturbations électromagnétiques (télévision, radio, radio amateur, etc.), l’exploitant prendra les mesures (relais, paraboles, etc.) nécessaires au rétablissement de la situation telle qu’elle existait avant les machines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article 12&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Une fois le permis de construire accordé pour une centrale, aucune extension ne sera permise que ce soit la taille, la puissance ou le nombre de machines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... La mise en coupe réglée des français, garantie par l’État et servie avec empressement par la propagande de l’ADEME et ses satellites, amène les maires hypnotisés par la taxe professionnelle à accepter le saccage du patrimoine paysager et d’insupportables nuisances pour les riverains, que ceux ci soient ou non habitants de la commune. Si l’on a quelque peu le sens de l’État et le sens du bien public, ce qui en outre constitue une imposture écologiques conduisant à l’augmentation des gaz à effet de serre ne peut que susciter révolte et mépris.&quot;
&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la propension des maires à se laisser hypnotiser par la taxe professionnelle, je suis quand à moi très curieux de savoir ce qu'il en sera, suite à l'annonce présidentielle concernant justement la suppression en 2010 de la dite taxe.&lt;br /&gt;À suivre donc...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>DGCCRF menacée !</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/03/01/DGCCRF-menacee</link>
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    <pubDate>Sat, 24 Jan 2009 19:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Déréglementation</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;DGCCRF ! Ça veut dire: Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des Fraudes. Et les agents de cet organisme-là tirent (&lt;strong&gt;eux aussi !&lt;/strong&gt;) le signal d'alarme:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; Consommateurs, votre sécurité est en danger !&lt;br /&gt;Votre protection est en danger !&lt;br /&gt;Défendez-vous ! Agissez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous, agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des Fraudes, nous assurons au quotidien la défense de vos intérêts économiques (loyauté des transactions et qualité des produits), matériels et physiques (sécurité des produits alimentaires et industriels).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous alertons aujourd'hui, vous, consommateurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, dès demain, la DGCCRF, seule administration en charge de votre protection et largement reconnue pour sa réactivité et son efficacité (73% d'opinions favorables contre 56% il y a 3 ans), est fortement menacée de disparition pure et simple.&lt;br /&gt;Elle ne sera plus une administration organisée sur l'ensemble du territoire, avec des réseaux nationaux de contrôle capable d'intervenir rapidement et avec efficacité sur des pratiques frauduleuses tant nationales que locales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La DGCCRF va devenir un simple service local de contrôle chargé de mettre en œuvre les « arbitrages » des Préfets entre les entreprises et vous, consommateurs.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est l'histoire du pot de terre et du pot de fer ! Car, en cas de conflit d'intérêts,de quel côté pensez-vous que la balance va pencher ?&lt;br /&gt;POSER LA QUESTION, C'EST Y RÉPONDRE !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'activité de la DGCCRF ne sera désormais plus coordonnée au niveau national mais sera dictée par ce qui gêne ou non les professionnels locaux. C'est un cadeau de plus fait par le gouvernement aux entreprises.&lt;br /&gt;Quant à vous consommateurs, vous devrez, dans le meilleur des cas, vous contenter d'une aide « ad minima », type arbitrage individuel local ou justice civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et demain, que se passera-t-il si la France connaît un nouveau scandale ESB (vache folle) ? Poulet à la dioxine ? Lait infantile empoisonné à la mélamine ?…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle administration sera capable d'effectuer les actions indispensables (retrait des produits...) à la sécurité de tous sur l'ensemble du territoire national comme le fait aujourd'hui la DGCCRF, en relation avec son administration centrale et son réseau de laboratoires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consommateurs, ne laissez pas le gouvernement, sous prétexte de réformes, casser le service public !!&lt;br /&gt;Ne laissez pas le gouvernement sacrifier la sécurité de tous !&lt;br /&gt;Signez notre nouvelle pétition et exigez une administration indépendante du pouvoir politique et des pressions économiques locales !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.consommateurendanger.org/dl/dossierdepresseintersyndicalccrf.pdf&quot;&gt;télécharger le dossier de presse intersyndical&lt;/a&gt; (très bien documenté)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.consommateurendanger.org/index.php?petition=5&amp;amp;signe=oui&quot;&gt;Signer la pétition&lt;/a&gt; sur &lt;strong&gt;consommateurendanger.org&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.consommateurendanger.org/index.php?petition=5&amp;amp;pour_voir=oui&quot;&gt;Voir les signataires&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Nous y sommes</title>
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    <pubDate>Thu, 08 Jan 2009 18:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Articles et livres</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Un texte de &lt;strong&gt;Fred Vargas&lt;/strong&gt;, que j'aime bien, même si d'aucuns ( pour éviter de trop réfléchir ? ) ne veulent y voir qu'une nostalgie du moyen-age... On le trouve sur le blog d' &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.europeecologie.fr/blog/nous-y-sommes&quot;&gt;europe écologie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité,
nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.&lt;br /&gt;
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui.On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.&lt;br /&gt;
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.&lt;br /&gt;
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité,
trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines (on s'est quand même bien marrés). S'efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, &lt;strong&gt;être solidaire&lt;/strong&gt;. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d'échappatoire, allons-y. Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.&lt;br /&gt;
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Fred Vargas&lt;/strong&gt;, archézoologue, historienne et écrivain&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Procès de David</title>
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    <pubDate>Fri, 02 Jan 2009 16:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Sécuritaire</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Procès pour un refus de prélèvement ADN&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;&amp;nbsp; Dans un silence médiatique quasi-absolu, l'état français instaure le fichage génétique des personnes présumées ou jugées coupables de presque toute action illégale et de toutes les personnes considérées comme déviantes : vol à l'étalage - tags - collage d'affiche - manifestants - syndicalistes - militants anti-pub - faucheurs d'OGM - soutien aux sans papiers - regroupement familial des immigrés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le fichage ADN était initialement destiné aux crimes les plus graves. Actuellement, au moins 700 000 profils ADN sont regroupés dans le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) y compris celui d'enfants et d'adolescents. Exceptions incompréhensibles, les délits financiers et les abus de biens sociaux ne sont pas concernés par ce dispositif.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La loi du 18 mars 2003 (article 706-54) marque un tournant juridique majeur puisqu'elle instaure la présomption de culpabilité à la place de la présomption d'innocence. Pour les promoteurs du fichage ADN, tout individu présentant des comportements jugés « déviants », aussi minimes soient-ils, est un criminel en puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les prélèvements ADN sont des atteintes au corps humain inviolable (voir article16 du code civil) et des atteintes à la vie privée. Nous n'avons aucune certitude quant à leurs utilisations futures, politiques, administratives, voire commerciales (assurance..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le prélèvement génétique est une dérive sécuritaire et totalitaire de plus. Il renforce un ordre social injuste et ouvre la porte à toutes les discriminations possibles. Nous pouvons encore refuser avant que notre ADN ne soit prélevé systématiquement, comme le préconise Christian Estrosi, rapporteur du projet de loi pour la “sécurité intérieur”, proche de Nicolas Sarkozy : “Les citoyens seraient mieux protégés si leur données ADN étaient recueillies dès leur naissance”(le Monde du 16/01/07).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; David, en infraction pour avoir planté un peu de cannabis dans son jardin, s'est vu demander un prélèvement ADN par la gendarmerie de son village d'Ariège bien que inculpé uniquement pour détention-usage et non pour trafic.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; David a refusé de se livrer à ce prélèvement malgré la pression psychologique : menace d'une garde à vue de 48 heures et risque d'une peine de un an de prison et de 15 000 euros d'amende (article 706-56 modifié au 5 mars 2007). Pour ce second délit, David doit se présenter devant le tribunal correctionnel de Foix le 6 janvier 2009 à 14h00.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Nous appelons donc à refuser la pratique abusive du fichage ADN et à soutenir David le 6 janvier. &quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Source&lt;/ins&gt;: Comité de soutien à David.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai trouvé aucun site dédié au refus de prélèvement ADN. On en parle à droite à gauche, mais rien pour centraliser les infos et pétitionner... On peut tout de même jeter un œil sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;ttp://bigbrotherawards.eu.org/spip.php?page=recherche&amp;amp;lang=tr&amp;amp;recherche=adn&quot;&gt;Big Brother Award&lt;/a&gt; (France).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2009/03/01/Proces-de-David-suite&quot;&gt;Lire la suite...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>J.Testart et le Téléthon</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/12/08/JTestart-et-le-Telethon</link>
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    <pubDate>Mon, 08 Dec 2008 16:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Articles et livres</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;test-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jacques
Testart&lt;/strong&gt;, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de
la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la
reproduction, «père scientifique» du premier bébé éprouvette français,
et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour «une
science contenue dans les limites de la dignité humaine», écrivait dans son livre : &lt;em&gt;Le vélo, le mur et le citoyen&quot; &lt;/em&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;«&lt;strong&gt;Technoscience et mystification : le Téléthon.&lt;/strong&gt; Depuis bientôt deux
décennies, deux jours de programme d’une télévision publique sont
exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement
orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le
Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui
concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois
moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la
population et recueillent infiniment plus d’argent que des maladies
tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes. On pourrait
ne voir là que le succès mérité d’un lobbying efficace, et conseiller à
toutes les victimes de toutes les maladies de s’organiser pour faire
aussi bien. Ce serait omettre, par exemple, que :
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le potentiel caritatif n’est pas illimité. Ce que l’on donne
aujourd’hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre
le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en
Afrique)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au
budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale
française) alimentent d’innombrables laboratoires dont elles
influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la
suprématie financière de l’Association française contre les myopathies
(l’AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés),
c’est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la
plupart, et donc payés par l’État, mais aussi thésards et, surtout,
post-doctorants vivant sur des financements de l’AFM, forcément
fléchés) de contribuer à lutter contre d’autres pathologies, ou
d’ouvrir de nouvelles pistes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes
les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine,
comme le fait le Téléthon, c’est tromper les malades et leurs familles&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être
une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de
telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil
scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les
collecte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment aussi ne pas s’interroger sur le contenu magique d’une
opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu’à
l’épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale… pour
“vaincre la myopathie” ? Au bout de la technoscience, pointent les
oracles et les sacrifices de temps qu’on croyait révolus…»&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2007, &lt;a href=&quot;http://jacques.testart.free.fr/site/index.php/texte755&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là sur son blog&lt;/a&gt;, il écrivait aussi (extrait) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu’ils n’ont pas démontré
leur potentiel et présentent des risques réels pour l’environnement, la
santé et l’économie. Ils ne sont donc que des avatars de l’agriculture
intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les
brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les
humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de
sauver une vie. Mais il est contraire à l’éthique scientifique (et
médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres.
Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique
(qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que “ça va
finir par marcher”, et ont su créer une telle attente sociale que la
“mystique du gène” s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de
chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu’à
coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de
personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille
des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de
toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte
dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l’ADN
dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics,
industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues,
congrès, contrats, accaparement des étudiants…). Alors, la plupart des
autres recherches se retrouvent gravement paupérisées — une conséquence
qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération
caritative… &quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans une
interview accordée en janvier 2000 à &lt;a href=&quot;http://www.medecines-douces.com/impatient/263jan00/testart.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Médecines-Douces.com&lt;/a&gt; il déclarait :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace.&lt;/strong&gt;
Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des
publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques
entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes
déficients, ils changeraient d’avis. Le professeur Marc Peschanski,
l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait
fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De
plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la
complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on
va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent.
Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine
définition de l’homme&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ça mériterait d'y regarder d'un peu plus près, non?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ELIANT: cherchez l'erreur</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/12/05/ELIANT%3A-larnaque</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 16:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Internet</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Depuis déjà quelque temps circule par courriel un appel à pétition pour défendre, entre autre, la médecine homéopathique. Le voici:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;SUJET: Homéopathie en danger&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loi européenne sur l'interdiction des produits homéopathiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute le savez-vous déjà ... mais peut-être n'êtes-vous
pas encore bien informés...De nouvelles réglementations européennes
prévues pour 2009 veulent décider de supprimer la vente légale des
médicaments homéopathiques Weleda, ainsi que tous ceux reliés à
l'anthroposophie (Rudolf Steiner).&lt;br /&gt;
De même les
possibilités de culture biologique en biodynamie (marque Demeter), la
pédagogie Steiner(dites écoles libres, ou écoles Waldorf), les centres
dédiés aux enfants handicapés moteurs ou cérébraux) sont remis en
question par la communauté européenne.&lt;br /&gt;
La raison
principale en est la force des lobbies pharmaceutiques et cosmétiques
qui sont menacés par le développement et l'intérêt de plus en plus de
citoyens pour les aliments, médicaments et produits anthroposophiques.
La fondation Eliant a été créée pour soutenir un mouvement
international pour le respect de nos libertés en matière
d'alimentation, de soins et de pédagogie. Elle a pour but de rassembler
un million de signatures (ce chiffre permet une véritable
reconnaissance de la pétition à Bruxelles).&lt;br /&gt;
J'ai signé, et vous ? Pour une fois, c'est très facile, il
suffit de cliquer sur le drapeau de votre pays pour directement apposer
votre nom et adresse e-mail. Le site est par ailleurs vraiment bien
conçu et très, très instructif. Voilà, c'est transmis ...&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.eliant.eu/new/lang/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.eliant.eu/new/lang/fr/&lt;/a&gt; &quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;Et bien pour moi ce n'est pas honnête, parce qu'en prétendant défendre la médication
homéopathique (d'ailleurs pas menacée, à ce que je sache, aucune preuve de cette menace n'étant même fournie), la
fondation Eliant cherche à recueillir des signatures qui ne lui
serviront qu'à défendre la médecine anthroposophique (ce qui n'est pas la même chose). Le texte de la pétition est d'ailleurs
clair là-dessus:&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Par ma signature, j'apporte mon
soutien à l'Alliance ELIANT qui vise à
assurer la reconnaissance
juridique pleine et entière de la médecine anthroposophique, des
produits alimentaires Demeter, de la pédagogie Steiner-Waldorf et des
autres initiatives issues de l'anthroposophie en Europe.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;... ce qui ne veut pas dire&quot; défendre l'homéopathie&quot;, même si la médecine anthroposophique utilise également l'homéopathie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs ELIANT signifie: &quot;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;uropean
A&lt;strong&gt;l&lt;/strong&gt;liance of &lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;nitiatives for &lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;pplied
A&lt;strong&gt;nt&lt;/strong&gt;hroposophy&quot; = &quot;Alliance
Européenne des initiatives &lt;ins&gt;pour&lt;/ins&gt; l'anthroposophie appliquée&quot;&lt;/big&gt;...
Ce qui est étrangement traduit par &quot;Européenne Alliance des Initiatives
issues de l'ANThroposophie&quot;, formulation on ne peut plus ambigüe !!!
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Plus grave (cf. &lt;a class=&quot;moz-txt-link-freetext&quot; href=&quot;http://www.eliant.eu/new/lang/fr/?p=22&quot;&gt;http://www.eliant.eu/new/lang/fr/?p=22&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;...
pour l’instant, &lt;ins&gt;les
signatures soutiennent l’Alliance d’une façon générale et non pas pour
une demande précise&lt;/ins&gt;. Mais lorsque finalement le nombre le plus
grand
possible de signatures sera déposé auprès des instances de Bruxelles, &lt;ins&gt;toute
demande particulière ultérieure pourra s’y référer&lt;/ins&gt;.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour moi ça empeste l'arnaque! &quot;Signez en croyant défendre l'homéopathie et la pluralité des médecines, et puis on pourra ensuite demander ce qu'on veut, puisqu'en fait vous ne signez que pour la défense de l'anthroposophie appliquée&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A parcourir internet, je ne peux que déplorer que des réseaux &quot;bio&quot; et
de médecines parallèles continuent à se précipiter ainsi, sans
discernement, dans ce genre de manipulation...&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Dernière nouvelle:&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On peut lire sur le site de la fondation l'avertissement suivant:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; Des e-mails &quot;sauvages&quot; circulant de façon non contrôlée font état de
nouvelles réglementations européennes faisant notamment courir un
risque imminent aux médicaments anthroposophiques. Ces messages
déformés et inexacts n’émanent pas d’Eliant et ne reflètent pas la
réalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la situation ne soit pas idéale, nous rappelons qu’au contraire
l’Union européenne a eu un rôle globalement positif dans la
reconnaissance des médicaments anthroposophiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes un long chemin reste à faire avant qu’une majorité de produits et
services issus de l’anthroposophie, en particulier l’agriculture
bio-dynamique bénéficient d’une juste reconnaissance au sein des
réglementations européennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Eliant fait confiance aux processus démocratiques des institutions
européennes. C’est précisément la raison de cette campagne citoyenne de
signatures, dans le but de faire évoluer la réglementation. &quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Et bien voila! ... Il s'agirait donc d'éléments incontrôlés &lt;img src=&quot;/parlestemps/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi, avant de signer ou de faire suivre tout ce qui passe par nos boites aux lettres... Soupir...</description>
    
    
    
          <comments>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/12/05/ELIANT%3A-larnaque#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La Chose-publique</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/12/01/La-Chose-Publique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:eb4d65ba1b79e55a07bf5d62eead712c</guid>
    <pubDate>Mon, 01 Dec 2008 15:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Internet</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est ce
que veut dire &quot;Ré-publique&quot;... Littéralement... Et bien on peut dire
qu'elle se réduit comme une peau de chagrin cette chose là! Ceux qui
sont censés la diriger se plaisent à en transférer des pans entiers dans
le domaine privé. Parmi toutes ces manipulations, une des dernières en
date vient du ministère de l'éducation nationale, qui en octobre a
lancé un appel d'offre pour une &quot;veille d'opinion&quot;. Dans la logique de
nos gouvernants, rien de plus normal: ils considèrent l'état comme une
entreprise, et dans leur idée entreprise veut dire: organisme qui fait
des bénéfices, ou pour le moins ne perd pas d'argent au sein de sa
propre sphère. Ce qui bien-sur est totalement incompatible avec la
notion de &quot;service public&quot;, dont les bénéfices se mesurent ailleurs que
dans les livres de comptes de l'entreprise en question. Autrement dit:
la vision du monde à la manière du CNPF n'a rien à voir avec une Ré-publique du service.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voici donc ce dont de quoi-t-il s'agit: le ministère de l'éducation
nationale et celui de l'enseignement supérieur et de la recherche (je
ne savais pas que c'était 2 ministères distincts) proposent de payer
(respectivement 100 000 et 120 000€ hors-taxes par an) à une boite
privée pour surveiller l'état de l'opinion en ce qui les concerne. Et
pour ce faire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; La veille sur Internet portera sur les sources
stratégiques en ligne :
sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs,
participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en
ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails
thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de
mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La
veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand
public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux
sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les
autres formats de diffusion (vidéos, etc.).&quot;
&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Officiellement c'est pour pouvoir mieux répondre aux désirs des
citoyens. Bravo! Sauf que dans le cahier des charges il est bien
précisé qu'il faudra entre autre (je cite):
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et
analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en
réseau.
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
Alerter et préconiser en conséquence&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, c'est ce &quot;préconiser&quot; qui couine. Qu'un ministère qui se
considère comme une entreprise fasse appel au privé pour
avoir une photographie de son image de marque, c'est dans sa logique... Pourquoi pas... Mais
&quot;préconiser&quot; n'est pas de la compétence d'une entreprise de &quot;veille
d'opinion&quot;: pour préconiser dans le domaine public il faut que soit
publiquement définie une ligne politique. Et c'est là où ça craint car ce n'est pas le cas: il y a transfert
du politique dans la sphère privée, et ce au niveau même de l'état!
Adieu Ré-publique, je t'aimais bien tu sais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis les Renseignements Généraux sont-ils donc devenus
incompétents ? Préfère-t-on faire payer leur boulot par l'éducation
nationale? Se méfie-t-on à ce point, et des renseignements généraux, et de l'éducation nationale?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès qu'on brandit la possibilité d'une dictature on se fait traiter
de &quot;diaboliseur&quot;, d'adepte de la théorie du complot ou du
catastrophisme... &lt;strong&gt;Mais la dictature est déjà là! Elle est connue, elle
porte un nom: dictature des marchés&lt;/strong&gt;. On refuse d'en voir la violence sous prétexte qu'il en est de pires.
L'état du monde devrait pourtant nous en convaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'éducation nationale, et plus encore l'enseignement supérieur et la recherche, sont des milieux où l'analyse de données est monnaie courante. C'est de plus un milieu très syndiqué. Et c'est justement ce milieu là dont on veut surveiller l'opinion. Coïncidence? Mais oui bien-sûr : ne voyez pas de la malveillance et du complot partout!... Les grandes insurrections débutent souvent par une contestation universitaire; mais là aussi c'est une coïncidence... Bien-sur voyons! Croyez-en nos ministres : ils sont réputés pour ne jamais mentir... où alors juste pour le bien commun, cette belle Chose-publique dont ils sont les garants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/12/01/../../parlestemps/public/veille_d__opinon.pdf&quot;&gt;Voir l'appel d'offre en question&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/12/01/La-Chose-Publique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La pause</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/11/22/La-pause</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1de0fa2bfd59a7da464a076d3854c451</guid>
    <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 13:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Internet</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Force m'est de constater qu'à passer tant d'heures devant un écran d'ordinateur j'ai les yeux qui fatiguent. Et comme je dois aussi compléter d'autres blogs et peaufiner un synthétiseur virtuel pour le festival Son Miré de 2009, me faut hélas choisir. J'ai donc décidé de faire une pause sur ce blog-ci.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors avant la pause, et&amp;nbsp; &lt;strong&gt;pour résumer ce que je pense du monde, par les temps qui courent&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La soif de consommer&lt;/strong&gt; promotionnée par le système économique en place (dit: capitaliste) conduit au ravage des ressources naturelles, à la forte diminution de la bio-diversité, ainsi qu'à des changements profonds radicaux et rapides dans le climat, tout cela au détriment de plus en plus visible des populations de la planète. Qu'on ne tourne pas autour du pot : du point de vue de cet appauvrissement réel, un tel système, qui ne fonctionne que sur la sacro-sainte croissance, ne peut pas être &quot;adouci&quot;, &quot;humanisé&quot; ou tout autre gentil qualificatif qu'on se plairait à y accoler. Autrement dit: il ne peut qu'être changé.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ce changement ne se fera pas tout seul, car:&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;la privatisation forcenée&lt;/strong&gt; voulue par les tenants du libéralisme, conduit (par la main-mise des grands groupes d'intérêt sur les moyens d'information) à propager une vision pourtant objectivement du monde contraire à l'intérêt général.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il ne ne se fera pas non plus en douceur, car pourquoi donc les bénéficiaires du système abandonneraient-ils leurs privilèges??? La grâce divine? Force est bien de constater que les opposants institutionnalisés &lt;strong&gt;manquent de radicalité&lt;/strong&gt;, de projets réellement alternatifs.&lt;img style=&quot;margin: 0 0 0 1em; float: right; width: 196px; height: 250px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/11/22/../../parlestemps/public/yeswecant.jpg&quot; /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Régulièrement et pour vider le trop plein de pression, le système met en place un&lt;strong&gt; &quot;porteur d'espoir&quot;&lt;/strong&gt; qui promet le changement (tous les politiques prônent le changement, vous avez remarqué?). Or il ne peut accéder au pouvoir d'état qu'avec l'appui financier des grands groupes d'intérêt (cf. &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/j-11-obama-s-offre-une-presidentielle-a-5-milliards-de-dollars/1585/0/285456&quot;&gt;le coût de la campagne d'Obama&lt;/a&gt;) c'est à dire des tenants même du système en place.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La crise environnementale&lt;/strong&gt; est bien-sûr une manne pour l'expansion industrielle qui prévoit de se refaire une jeunesse avec les technologies qualifiées d&quot;alternatives&quot;. Or ce n'est pas la technologie qui est en cause mais le fait que le système capitaliste ne peut survivre qu'en produisant de plus en plus. Et c'est bien pour cela qu'il a besoin de nouveautés, qu'on nous présente alors comme autant de &quot;révolutions&quot;, mais qui pratiquement ne changent que le décor. Chaque fois qu'eut lieu un tel rebondissement technologique il fut présenté comme la solution qui allait permettre au &quot;pays émergents (ex-pays &quot;du tiers-monde&quot;, ex-pays &quot;sous-développés) d'enfin rejoindre les rangs des grands gagnants de la grande civilisation moderne et démocratique. Voir par exemple les envolées lyriques accompagnant les débuts de la micro-informatique, et plus récemment ceux des OGM. Mais si on se donne la peine d'étudier les résultats dans leur ensemble et au niveau planétaire, on constate pourtant que de moins en moins d'individus se partagent de plus en plus de richesses.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La révolution sociale&lt;/strong&gt;, la seule qui puisse arrêter ce processus destructeur de la croissance infinie, n'est pas de ce tonneau là. Elle ne viendra ni d'en haut ni d'une découverte technico-scientifique. Il faudra l'imposer, d'une façon ou d'une autre, et ce ne sera pas dans la douceur de vivre.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Bon, j'arrête là. Ah non, encore un mot. Pour sauver un &lt;strong&gt;système financier&lt;/strong&gt; qui permet de gagner des fortunes en ne faisant que déplacer de l'argent virtuel d'une simple pression du bout du doigt sur un clavier, on vient de débloquer des sommes colossales sorties du chapeau des prestidigitateurs sur gage qui font et défont les gouvernements... sommes qu'il faudra bien créer dans le monde réel par beaucoup de travail à venir... Et bien pas de soulèvement populaire, pas d'imprécations rageuses venues des gauches éligibles appelant à la révolte. Non! Tout est normal... Nos gouvernants continuent à diminuer les effectifs de l'éducation nationale tout en affirmant que l'éducation n'en sera que meilleure... et on les croit!... Tout est normal... (Pour ne parler que de ça)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment donc résister?&lt;br /&gt;D'abord, je ferai remarquer que les seules fois où les gouvernants ont (un peu) reculé c'est à la suite d'actions concrètes ne se contentant pas de marcher dans la rue avec des pancartes: blocages de réseaux, fauchages de cultures... (pour ne parler que d'actions récentes), ce qu'on appelle de la &lt;strong&gt;désobéissance civile&lt;span&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il est nécessaire d'&lt;strong&gt;aller chercher &lt;/strong&gt;une&lt;strong&gt; information&lt;/strong&gt; non liée aux grands groupes médiatiques, et de &lt;strong&gt;la faire circuler&lt;/strong&gt;. Pour cela je ne peux que donner les adresses suivantes, où vous trouverez de quoi nourrir vos pensées. Quand il s'agit de blogs, n'hésitez pas à utiliser les fonctions de recherche (généralement un petit rectangle à gauche où à droite, en haut de page). Avec un simple mot clé, sur tel ou tel sujet, c'est très efficace.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.rezocitoyen.org/&quot;&gt;Rezo citoyen&lt;/a&gt; , un blog regroupant tout un tas d'informations sur les luttes, prises de paroles et propositions alternatives (c'est-à-dire autres que les ronrons ou effets de manche habituels).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.legrandsoir.info/&quot;&gt;Le grand soir&lt;/a&gt;, un journal alternatif itou. &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.voltairenet.org/fr&quot;&gt;Réseau Voltaire&lt;/a&gt;: un réseau de presse non-alignée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://contreinfo.info/&quot;&gt;ContreInfo&lt;/a&gt;: un autre regard sur l'actualité.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cadtm.org/spip.php?rubrique3&quot;&gt;CADTM&lt;/a&gt;: Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.bankster.tv/index.htm&quot;&gt;Bankster TV&lt;/a&gt;: dont le slogan est : &quot;Le peuple souverain pour son droit régalien à la création monétaire&quot;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fabrice-nicolino.com/index.php&quot;&gt;Planète sans visa&lt;/a&gt;: le blog du journaliste Fabrice Nicolino, pour de bons et salutaires coups de gueules autour du réchauffement planétaire (mais pas rien que).
Il décroche un peu en ce moment, mais la fonction de recherche et les
nombreux liens dans ses 350 articles (il site ses sources d'information) permet d'avoir
accès à une belle somme d'infos.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.combat-monsanto.org/spip.php?rubrique55&quot;&gt;Combat Monsanto&lt;/a&gt;: dossiers et actualité des luttes contre la culture d'ogm en pleins champs&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.infogm.org/&quot;&gt;Inf'OGM&lt;/a&gt;: toute l'actualité sur les ogm&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.latelevisionpaysanne.fr/index.php&quot;&gt;La télévision paysanne&lt;/a&gt;: des vidéos et des textes concernant une autre vision de l'agriculture que celle distillée par l'industrie agro-alimentaire&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;... Et puis il y a aussi des réseaux dans lesquels on peut s'inscrire pour être tenu au courant :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.sciencescitoyennes.org/&quot;&gt;Sciences citoyennes&lt;/a&gt;: pour la défense des &quot;lanceurs d'alerte&quot;, ces scientifiques dénonçant les dangers de telle ou telle pratique issue de la recherche scientifique, et qui se trouvent être l'objet de fortes pressions, sinon d'expulsions. &quot;Sciences citoyennes&quot; pose le problème de la main-mise des groupes d'intérêts sur la recherche.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.france.attac.org/&quot;&gt;ATTAC&lt;/a&gt;: au départ une association pour la taxation des transactions financières (issue du journal &quot;le monde diplomatique&quot;), attac a progressivement élargie son activité vers le domaine de l'altermondialisme, et est souvent solidaire de bien des luttes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;... ensuite... à chacun de voir... et peut-être de contacter les associations locales de résistance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la pause! A une prochaine&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;/parlestemps/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; François&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le sauvetage des banques</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/10/30/la-dette-encore</link>
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    <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 00:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Finances</category>
        <category>Vidéo</category>    
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le CADTM est le &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cadtm.org/spip.php?rubrique3&quot;&gt;Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde&lt;/a&gt;. Fondé voilà 18 ans, son travail principal consiste à étudier les origines de la dette vertigineuse qui handicape tout le tiers-monde et d'agir en vue de son annulation, perçue non comme une fin en-soi, mais comme&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;une condition nécessaire mais non suffisante au développement
véritablement durable et socialement juste qu’il s’agit de promouvoir,
tant au Sud qu’au Nord de la planète&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est une mine d'information ( articles et vidéos ) sur tout ce qui touche au développement juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y ai trouvé ( &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cadtm.org/spip.php?article3825&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt; ) une interview d' &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Toussaint&quot;&gt;Eric TOUSSAINT&lt;/a&gt; ( son président ) sur la crise financière. Ce qui me plait dans ce qui est dit, c'est la vision d'un autre monde possible, tout à fait possible pourvu que la volonté politique d'y parvenir soit suffisamment forte...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k71esxCdMBggbgOwuy&amp;amp;related=0&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;
&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k71esxCdMBggbgOwuy&amp;amp;related=0&quot; /&gt;
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&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;
&lt;/object&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x7634m_crise-financiere-ce-que-le-public-d_news&quot;&gt;Crise financière - ce que le public devrait savoir.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;( ça ne marche pas ici avec internet explorer. Désolé: je ne sais pas pourquoi )&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et puis une nouvelle vidéo vient tout juste de paraître sur le site du CADTM. En voici le lien :&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cadtm.org/spip.php?article3832&amp;amp;var_recherche=vid%C3%A9o%20Toussaint&quot;&gt;&lt;strong&gt;Analyse globale et originale des crises qui ébranlent le monde aujourd’hui&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elle est moins chaleureuse, mais plus analytique. Normal : elle accompagne la sortie d'un livre écrit par Eric TOUSSAINT et Damien MILLET :&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot; 60 Questions / 60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale &quot;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Gratuité interdite</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/10/29/Parolesnet-interdit</link>
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    <pubDate>Wed, 29 Oct 2008 03:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Internet</category>
        <category>Libertés</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Paroles.net est un site où l'on peut se procurer des paroles de chansons, des plus anciennes aux plus récentes. Des milliers. Il y a déjà eu quelques actions de la part de certains ayant droits (ceux de&amp;nbsp; Jean Ferrat, par exemple, mais oui! ) pour interdire les publications concernées, mais aujourd'hui, quand on essaye de s'y connecter, on trouve l'annonce suivante: &lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Le site Paroles.net n'est plus accessible.&lt;br /&gt;Mon hébergeur a reçu ordre de le suspendre.&lt;br /&gt;Je n'ai pas plus d'info pour l'instant&lt;br /&gt;Thierry&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
J'ai d'abord pris les boules en maudissant les marchands (une intuition), puis je me suis dit qu'il fallait d'abord s'informer. &lt;br /&gt;J'ai trouvé sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.pcinpact.com/actu/news/La_chasse_aux_sites_de_paroles_de_chansons_est_ouv.htm&quot;&gt;PC impact&lt;/a&gt; le post suivant:
&lt;blockquote&gt;&lt;h3&gt;La chasse aux sites de paroles de chansons est ouverte&lt;/h3&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot; Gros coup de balais contre les principaux sites de paroles de chansons : 30 de ces sites viennent de recevoir une lettre recommandée. Dans le charmant courrier, la Chambre Syndicale des Editeurs de Musique (CSDEM) les enjoint de cesser au plus vite de diffuser ces données.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sites concernés sont :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;- Paroles.net&lt;br /&gt;- BestOfParoles.com&lt;br /&gt;- Lexode.com&lt;br /&gt;- BestOfSongs.com&lt;br /&gt;- GreatSong.net&lt;br /&gt;- LaCoccinelle.net&lt;br /&gt;- Fandemusique.com&lt;br /&gt;(Liste non exhaustive)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Sans autorisation des artistes ou des maisons de disques, télécharger de la musique ou partager des paroles est en effet tout aussi interdit... Le risque ? Une action en contrefaçon avec ses 3 ans de prison et 300 000 € d'amende habituels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le CSDEM, groupement de 70 éditeurs, n'en est pas à sa première traque. Il s'était déjà fait connaître en attaquant le site Miditext en juin 2002. Un site qui, rappelons-le, proposait plus de 15 000 paroles de chansons, des partitions et des morceaux MIDI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La plupart des responsables de ces sites, souvent amateurs, méconnaissent le droit d'auteur et le régime juridique applicable dans ce domaine », rapporte ce groupement. « Quant aux œuvres, elles sont souvent reproduites de manière erronée, et sans qu'aucune mention du nom des auteurs compositeurs et éditeurs n'apparaisse. Suite à ces mises en demeure, plusieurs sites d'importance parmi lesquels www.paroles.net, www.bestofparoles.com ou encore www.lacoccinelle.net ont d'ores et déjà suspendu la mise en ligne des textes et/ou fait part de leur volonté de rechercher des accords avec les éditeurs de musique concernés ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des accords qui tangueront au mieux entre l'autorisation accordée et le paiement de droits auprès des organismes de gestion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En trois jours, une pétition organisée par un des sites a pu récolter 15 000 signatures. Elle est fermée maintenant afin de faciliter la sérénité des débats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne suis pas un criminel, les internautes ont beaucoup de plaisir a lire les chansons et cela peut par ailleurs souvent les amener à acheter des disques » nous confie, écœuré, un des webmasters concernés...&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et bien voilà. Vive le commerce! Comme si de disposer gratuitement de ces textes n'était pas un genre de publicité, gratuite elle aussi... Mais les droits sont les droits, n'est-ce pas! Pourtant, c'est à parier que ça vient pas d'un pauvre auteur inconnu qui n'a que ça pour vivre! Comme le chantait précisément&amp;nbsp; Jean Ferrat: &quot;Quelque chose est pourri dans mon royaume de France&quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'argent Dette</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/10/26/Largent-dette</link>
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    <pubDate>Sun, 26 Oct 2008 19:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Finances</category>
            
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici la version intégrale (et en français) du film de Paul Grignon sur l'argent, diffusée en France par &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.bankster.tv/index.htm&quot;&gt;Banksters.tv&lt;/a&gt; un site spécialisé dans l'information sur ce que sont les banques, et particulièrement les banques centrales.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit au départ d'une commande émise par une organisation de
défense des consommateurs, à propos des prêts bancaires; puis d'un
parti politique canadien militant pour une réforme monétaire; et pour
finir de &quot;l&lt;em&gt;'American Monetary Institute&lt;/em&gt;&quot;, une
organisation non lucrative pour &quot;&lt;em&gt;l'étude de l'histoire, la théorie et
la réforme monétaire&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui sait vraiment ce qu'est l'argent? comment il fut créé, par qui... ? Les économistes sans doute, mais ils sont trop souvent formatés pour fonctionner au service d'un système basé sur le profit et la croissance perpétuelle. Le film de Paul Grignon nous en parle, avec des mots très simples.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/kOShJpjFCP6Xz7Oo1C&amp;amp;related=0&quot; width=&quot;550&quot; height=&quot;453&quot;&gt;
&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/kOShJpjFCP6Xz7Oo1C&amp;amp;related=0&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;
&lt;/object&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news&quot;&gt;L'Argent Dette de Paul Grignon (FR intégral)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;( ça ne marche pas ici avec internet explorer. Désolé: je ne sais pas pourquoi )&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce film commence à faire pas mal de bruit. Tellement même que d'aucuns veulent y voir une relance de la thèse du complot juif, parce qu'on y parle de la signature de la &quot;loi de la réserve fédérale américaine&quot; par Wilson (en 1913), qui donna le pouvoir de créer la monnaie américaine à un cartel de banques internationales, dominées par les Rothschild. Remue-ménage, donc, à tel point que DailyMotion a  même demandé à l'équipe d'Arrêt-sur-image (un site d'information) d'accompagner sa diffusion. Et ça se trouve &lt;a style=&quot;font-weight: bold;&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1327&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce que nous donne Arrêt-sur-image n'est pas grand chose au regard des questions fondamentales qui sont posées dans ce film, personne ne voulant vraiment se mouiller pour dire qu'effectivement il faudrait changer de système. Normal: faut bien que chacun défende son beefsteak! Ils sont d'ailleurs tous tombés d'accord pour condamner l'aspect &quot;complotiste&quot; qu'ils aiment voir dans cette présentation des choses monétaires. Mais c'est quoi le &quot;complotisme&quot; en question? Dire que certaines personnes bien placées dans la hiérarchie de ce système, et désirant encore et toujours plus de profits, nous manipulent par l'intermédiaire de nos gouvernants ? Bin c'est évident non? Comme si ce n'était pas le but du jeu!!! Comme si par exemple les multinationales n'existaient pas, comme si elles étaient irréprochables et sans appétit de pouvoir, comme si le secret de leurs manigances n'était pas une des règles fondamentale de ce jeu mortel qui ravage la planète et ses habitants. Et qu'est-ce donc qu'une manigance secrète sinon une sorte de complot? Quand on vise à s'approprier le bien commun tout en faisant croire que c'est pour le bénéfice de tous, et bien oui: c'est un complot! Même si le mot politiquement correct pour ce genre de chose est &quot;stratégie commerciale&quot;. Et bien pour les banques c'est pareil. Les grosses banques internationales ont énormément de pouvoir et développent des stratégies (évidement secrètes!) pour grossir, encore et toujours. Mais ça mérite un billet à part entière...&lt;br /&gt;À suivre, donc...&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Il se passe quelque chose ???</title>
    <link>http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/10/20/Il-se-passe-quelque-chose</link>
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    <pubDate>Mon, 20 Oct 2008 22:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
        <category>Maximes</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;A la suite du message &quot; &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.d-muses.net/parlestemps/index.php?post/2008/10/15/Fin-du-capitalisme&quot;&gt;La fin du capitalisme ?&lt;/a&gt; &quot;,&amp;nbsp; j'ai reçu le petit texte suivant:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&quot;Celui qui attend un cavalier doit prendre garde à ne pas confondre le bruit des sabots et les battements de son propre cœur&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;( Vieille maxime chinoise )&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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