Par les temps qui courent

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OGM

Informations sur les oppositions actives et théoriques aux nourritures intégrant des Organismes Génétiquements Modifiés, ainsi qu'aux cultures d'OGM en plein champ.

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dimanche 1 mars 2009

Sols et coton Bt

On se doutait bien que la culture en plein champ d'organismes produisant des insecticides (OGM Bt) affectait la biodiversité des sols où ils poussaient. On s'en doutait, mais une étude toute récente en donne la preuve. C'est sur le blog " Mondialisation.ca " ...

" La biosécurité vise à faire en sorte que les OGM ne nuisent ni à l'environnement ni à la santé.
La terre, sa fertilité et les organismes qui entretiennent sa fertilité, sont un élément vital de l'environnement, en particulier dans le contexte de la production alimentaire et agricole.

Une récente étude scientifique réalisée par Navdanya, a comparé la terre des champs où du coton Bt a été planté pendant 3 ans avec celle des champs adjacents, plantés de coton naturel ou d'autres cultures. La région couverte incluait le Nagpur, l’Amravati et le Wardha de Vidarbha, ce qui représente les plus grandes plantations de coton OGM en Inde, et le taux le plus haut de suicides de fermiers (4000 par an).


En 3 ans, le coton Bt a réduit la population d’actinomycètes de 17%. Les actinomycètes sont indispensables pour dissocier la cellulose et créer l'humus.
La population bactérienne a été réduite de 14%. La biomasse microbienne totale a été réduite de 8,9%.
Les enzymes bénéfiques, vitales pour la terre, qui rendent les nutriments disponibles pour les plantes, ont aussi été considérablement réduites. Le phosphatase acide, qui contribue à l'assimilation des phosphates, a été réduit de 26,6%. Le nitrogénase, les enzymes qui catalysent la fixation de l'azote moléculaire, a été réduit de 22,6%.

À ce rythme, une dizaine d'années de culture de coton OGM, ou de tout type de culture génétiquement modifiée dotée de gènes Bt, pourrait entraîner la destruction totale des organismes du sol, laissant la terre morte, incapable de produire la nourriture.

Dans son dernier communiqué, l’International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications a déclaré qu’il y a 7,6 millions d’hectares de coton Bt en Inde. Cela veut dire que 7,6 millions d’hectares de terre sont en train de mourir.
Habituellement, l'impact des OGM sur les organismes du sol n’est pas étudié. C'est une lacune redoutable, car la toxine Bt des cultures comme le maïs MON 810, le coton Bt ou l’aubergine Bt, a un grave impact sur les organismes bénéfiques du sol.

Le gouvernement de l'Inde cherche à ratifier l’homologation de l’aubergine Bt sans faire l’étude de biosécurité concernant les conséquences sur les organismes du sol. La Commission européenne tente de faire pression sur les pays exempts d'OGM pour introduire le maïs MON 810.
L’étude de Navdanya, la première à avoir examiné l'impact à long terme du coton Bt sur les organismes du sol, est un appel au réveil pour les organismes de réglementation du monde entier. Elle montre aussi que les affirmations de l'industrie biotechnologique sur l’innocuité des cultures génétiquement modifiées sont mensongères."

Pour obtenir une copie du rapport de l’étude et pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Navdanya
A-60, Hauz Khas
New Delhi – 110 016
Téléphone : 91-11-26535422 / 26532124
Courriel : vandana@vandanashiva.com
Site Internet : www.navdanya.org

Article original en anglais : Monsanto's Bt Cotton Kills the Soil as Well as Farmers, le 23 février 2009.
Traduction : Pétrus Lombard.

dimanche 19 octobre 2008

Combat Monsanto

Le site "Combat Monsanto", apparu en mars 2008 après la publication du "monde selon Monsanto" ( film et livre de Marie-Monique ROBIN ) s'est considérablement étoffé. On y trouve maintenant beaucoup d'informations, tant sur les produits et les méthodes développés par la firme que sur l'actualité des résistances, pays par pays...
A suivre...

lundi 6 octobre 2008

OGM: que faire? (suite)

Suite à mon précédent message, j'ai reçu l'information suivante: un collectif nommé semons la biodiversité organise un colloque et une réunion publique à Paris pour demander une évaluation des impacts environnementaux, sanitaires et économiques des OGM, et permettre à la société civile de s’exprimer dans le débat suivant:

Faut-il accepter :

  • la contamination des semences, des cultures et des aliments par les OGM,
  • les organismes manipulés non déclarés,
  • les OGM terminator au prétexte de sécuriser l'environnement,
  • le fichage génétique généralisé des plantes et des animaux,
  • et la privatisation du vivant ?

Programme :

Lundi 27 octobre
ouvert à l'ensemble des organisations et citoyen-ne-s souhaitant se mobiliser ou s'informer sur les thèmes pré-cités :

  • 14h - 18h : Colloque (Mairie du 2e, Salle Jean Damme, 17 rue Leopold Bellan, M° Sentier)
  • 19h-22h : Réunion publique « Semons la biodiversité contre le fichage génétique et la privatisation du vivant » à Paris (lieu à déterminer)

Mardi 28 octobre,
les représentant-e-s des organisations tiendront une réunion pour définir leur stratégie européenne.
Des actions symboliques seront organisées avant, pendant et après l'événement des 27 et 28 octobre à Paris, partout en France (détails très prochainement ici).

Renseignements et soutiens matériels ou financiers auprès de Sophie du collectif d'animation :
06 66 67 53 84 et courriel
Pour toute idée d'action : c'est ici
Retrouvez et signez l'appelpour les particuliers ou en tant qu'organisation

samedi 4 octobre 2008

OGM : Que faire ?

"Save our seeds" est une organisation d'envergure européenne, qui entend préserver les graines utilisées dans l'agriculture traditionnelle contre toute contamination due aux manipulations génétiques. Leur site est au : http://www.saveourseeds.org/int/fr/ . Il n'est malheureusement pas à jour, mais il y est dit un certain nombre de choses que j'aime bien, entre autre dans cette pétition auprès des responsables européens, qui bien que datant de 2004 me semble toujours d'actualité:

" Destinataire : European Commission, Rue de la Loi 200, B-1049 Bruxelles, Belgium :

Je m'inquiète d'une proposition de directive européenne qui autoriserait la contamination des semences conventionnelles par des organismes génétiquement modifiés (OGM) jusqu'à un seuil de 0.3 à 0.7%.
Je tiens également à être certain que les produits que j'achète, qui ne sont pas étiquetés en tant qu'OGM, ne contiennent effectivement pas d'OGM.
Cette garantie cesserait d'exister si les cultures conventionnelles venaient à être contaminées par des variétés génétiquement modifiées, à un niveau de 30-40 mètres carrés par hectare de champ, sans même que les paysans ne le sachent.
En outre, j'estime qu'une telle dissémination et propagation incontrôlée d'OGM est incompatible avec le principe de précaution et la protection de l'environnement et de la santé.
Je vous demande donc de vous assurer que la proposition de directive européenne sur la pureté des semences n'autorise pas la contamination de plantes conventionnelles par des OGM (le seuil de détection, qui permet actuellement de garantir la fiabilité des contrôles et la conformité des semences, est de 0,1%).
La pureté des semences doit être garantie par ceux qui produisent ou qui désirent cultiver des OGM et non par ceux qui veulent continuer de cultiver et de consommer des produits sans OGM. Les coûts relatifs à cette obligation ne doivent pas être assumés par les consommateurs, et sûrement pas par les paysans.La responsabilité, en cas de contamination, doit être portée par les firmes productrices d'OGM. Ce régime de responsabilité devrait être mis en place par d'autres directives, règlements européens ou lois, bien avant toute entrée en vigueur de la Directive actuellement proposée par la Commission européenne."

Elle donne aussi quelques pistes de ce qu'il est possible de faire:
  • Écrire aux ministres responsables (en principe, le ministre de l’agriculture, mais également celui de la protection des consommateurs, de l’environnement et peut-être celui de l’économie) en exigeant d’eux qu’ils stoppent la directive sur les OGM et la transforment en une directive pour la pureté des semences. Vous pouvez également leur demander quels seront les frais supplémentaires à la charge des paysans, de l’industrie et des consommateurs découlant de cette Directive, et vous pouvez protester contre toute subvention, privée ou publique, favorisant l’introduction des OGM dans l’alimentation et l’agriculture. Demandez-leur une réponse précise et publique sur les consignes qu’ils ont fait parvenir à leurs représentants en ce qui concerne le vote de la Directive
  • Envoyer des lettres à vos journaux locaux ou nationaux leur demandant de traiter la question. Jusqu’à présent, cette «question technique» a peu attiré l’attention des médias, en partie parce que le sujet paraît un peu compliqué au premier abord et également parce que les semences ne sont pas un thème d’actualité particulièrement attrayant. Toutefois, elles représentent la base de toute notre alimentation, et ceci concerne les générations futures aussi.
  • Écrire au député européen pour la protection des consommateurs David Byrne et lui faire connaître vos préoccupations et votre opposition à la directive qu’il a présentée. Vous pouvez également vous adresser aux députés Franz Fischler (agriculture) et Margot Walström (environnement).
  • Appeler les membres régionaux, nationaux et européens du parlement ou leur écrire afin de leur demander de réagir face à la contamination des semences. 70% des consommateurs européens ne veulent ni consommer ni cultiver des OGM. Leurs représentants devraient donc défendre ces intérêts envers leur gouvernement et l’UE. Une telle décision, aussi fondamentale, ne devrait pas être prise par des comités techniques de l’UE, mais bien par des représentants de la population.
  • Appeler votre supermarché et les producteurs de vos marques favorites afin de leur demander comment ils garantiront à l’avenir que leurs produits resteront sans OGM, et à quel prix. Ils se doivent de défendre leurs clients et leurs propres intérêts contre les frais supplémentaires et les problèmes imposés à la nourriture sans OGM. Si la contamination n’est pas stoppée à la source, c’est-à-dire les semences, elle s’étendra à la nourriture et demandera des analyses et des contrôles onéreux et embarrassants.
  • Demander à votre marchand de semences  (que vous soyez paysan ou que vous jardiniez en privé) comment il envisage de faire face à la contamination des semences par les OGM, comment il veut s’y prendre pour garantir à l’avenir un approvisionnement sans OGM ou bien si ses semences seront elles aussi contaminées.
  • Parler aux agriculteurs de cette directive (il se peut que nombre d’entre eux n’en aient pas entendu parler) et de son impact sur leurs pratiques agricoles et leur profession.
  • Demander aux organisations paysannes de votre pays comment elles comptent protéger leurs membres contre la contamination des semences et quel langage elles tiennent à votre gouvernement et à Bruxelles.

jeudi 2 octobre 2008

Résistances aux OGM

D'abord, il est utile de rappeler que par "résistance anti-ogm" on entend toutes les luttes contre la culture d'ogm en pleins champs. Car le problème est bien là: il y a plein de gens qui ne veulent pas d'ogm dans leur assiette, et pour cela il est nécessaire d'interdire la culture en plein champs d'organismes qui polluent les autres cultures.

Et cette résistance-là gagne du terrain! A preuve cette démarche du "rés'ogm", un organisme très actif en région Rhône-Alpes et qui vient d'éditer une plaquette envoyée dans chaque mairie de la région. Voici à ce propos un communiqué de l'agence " Lyon-communiqués ", qui se trouve ici :

"A partir du 22 septembre 08, l’ensemble de 2900 maires de la région Rhône-Alpes recevront un bulletin d’information sur les OGM et leurs responsabilités en tant qu’élu face aux OGM.

Rés’OGM Info, né en avril 2005, d’une fédération d’une dizaine d’associations et de syndicats rhônalpins, a obtenu le soutien de la Région Rhône-Alpes et d’autres partenaires (Grand Lyon, Conseil général du Rhône, Fondation de France…) pour mener des actions d’information sur les OGM agricoles.
Après avoir informé les 42 000 agriculteurs rhônalpins en 2007 et 2008 par l’envoi d’un bulletin d’information, et organisé près de 50 conférences-débats dans toute la région, réalisé un documentaire sur les alternatives aux OGM (« cultivons la terre », elle s’attelle aujourd’hui à toucher les élus locaux.
Alors que les ¾ des citoyens ne veulent pas des OGM et que leur autorisation à la mise en culture se décide au niveau européen, qu’une loi française a été votée au printemps, comment un élu local peut se positionner par rapport à leur présence sur le territoire de la commune et dans la restauration collective.
Ce livret revient sur ce qu’est un OGM, leur étendue dans le monde, les risques environnementaux et sanitaires, la réglementation actuelle, les prises de positions des collectivités et propose des modèles d’arrêtés pour des communes sans OGM et des cantines sans OGM"

La couverture de cette revue de 16 pages pose ces 3 questions:

  • Les OGM : où en est-on à ce jour ?
  • Dans quelle mesure les OGM me concernent en tant qu'élu ?
  • Puis-je refuser les OGM sur ma commune, dans les cantines ?
Si ces questions vous interpellent vous pouvez facilement télécharger cette plaquette en cliquant ici

Et pour ce qui est de la résistance en région Rhône-Alpes, il existe un excellent site: "Res'OGM info"

mardi 23 septembre 2008

Famille d'accueil

En allant sur le site de France 3, la chaîne télé qui tire son honneur d'être en phase avec la vie des régions (paraît que c'est plus correct de dire "région" que "province", mais en fait c'est du pareil au même puisque que les journalistes savent toujours bien faire la distinction entre "à Paris" et "en région", comme si Paris n'était pas dans une région!)... sur le site de France 3 donc, on trouve le compte-rendu du prochain épisode de la série: "La vie de famille":

"Rien ne va plus dans la famille Ferrière: Daniel a trompé Marion. Désireuse de sauver son couple, la malheureuse est prête à tout pardonner, jusqu'au jour où elle apprend l'identité de sa rivale. Furieuse, elle met Daniel à la porte. Parallèlement, la famille accueille Théo, jeune militant écolo qui n'en est pas à sa première action anti-OGM, et pour qui le placement en famille d'accueil est la dernière chance avant la procédure judiciaire. Marion découvre que le militantisme de Théo s'enracine dans un traumatisme profond. De son côté, Tante Jeanne comprend grâce à Théo, qu'en étiquetant bio ses produits, elle peut les vendre en plus grande quantité et trois fois plus cher...
Date : 27/09/2008
Horaire : 21H50 - 22H45
Durée : 54 mn

Et oui: "Théo, jeune militant écolo qui n'en est pas à sa première action anti-OGM", et dont le "le militantisme s'enracine dans un traumatisme profond". C'est bien présenté comme ça. Et si vous ne me croyez pas, l'original est ici
Faut dire qu'avec l'institution d'un "délit de fauchage" (dans la loi sur les OGM), nos braves députés ont bien préparé le terrain: militants "anti-OGM" vous êtes des délinquants. Je mets "anti-OGM" entre guillemets, parce que le fauchage volontaire (quelle autre action pourrait-on désigner comme "anti-OGM"???) est une action contre les cultures d'OGM en pleins champs, et pas contre l'utilisation des biotechnologies dans la pharmacopée... par exemple... ceci étant un autre débat.
L'amalgame est une arme efficace. Et si cela ne vous écoeure pas un peu plus de la télévision (pour ne parler que d'elle)....

vendredi 19 septembre 2008

Procès de Carcassonne

Relaxe des militants anti-OGM: "incompréhension et exaspération" de Monsanto

PARIS, 17 sept 2008 (AFP) - Monsanto a exprimé mercredi "son incompréhension et son exaspération" après la relaxe dont ont bénéficié les militants anti-OGM poursuivis pour avoir envahi un site du semencier dans l'Aude, en 2006. Alors que les faits jugés sont "particulièrement violents et clairement délictueux, Monsanto tient à exprimer son incompréhension et son exaspération devant la décision rendue" mercredi par le tribunal correctionnel de Carcassonne, selon un communiqué de la société.
"La relaxe prononcée revient à nier toute action délictueuse et tout préjudice pour Monsanto et ses collaborateurs", a déclaré Laurent Martel, directeur de Monsanto France, dont les propos sont repris dans le communiqué.
"Devant une telle impunité", Monsanto se demande "jusqu'où les activistes anti-OGM auront-ils le droit d'aller avant d'être sanctionnés pour des actes qui enfreignent la loi?"
"La France est aujourd'hui une zone de non-droit pour les auteurs d'actes de violence et de vandalisme menés par les opposants aux biotechnologies", a ajouté M. Martel.
Le tribunal correctionnel de Carcassonne a relaxé mercredi l'ensemble des militants anti-OGM, parmi lesquels José Bové, poursuivis pour entrave à l'exercice de la liberté du travail après avoir envahi le site du semencier Monsanto, à Trèbes (Aude) le 13 avril 2006.

Relaxe pour les militants anti-OGM ayant envahi le site Monsanto de Trèbes

CARCASSONNE, 17 sept 2008 (AFP) - Le tribunal correctionnel de Carcassonne a relaxé mercredi l'ensemble des militants anti-OGM, parmi lesquels José Bové, poursuivis pour entrave à l'exercice de la liberté du travail après avoir envahi le site du semencier Monsanto, à Trèbes (Aude) le 13 avril 2006.
A l'audience, le 2 juillet dernier, le procureur de la République, Francis Battut, avait requis une amende de 3.000 euros, "dont une grande partie avec sursis" contre les 30 prévenus et comparants volontaires, au sein desquels se trouvait le leader altermondialiste José Bové, absent à la lecture du délibéré.
José Bové et quatre autres militants anti-OGM avaient comparu pour entrave à l'exercice de la liberté du travail avec voies de fait et dégradations, mais 25 autres personnes ayant participé à l'action s'étaient présentées à l'audience comme "comparants volontaires" et avaient obtenu d'être également jugées.
Le 13 avril 2006, une centaine de membres de la Confédération paysanne, des Faucheurs volontaires et de Greenpeace avaient pénétré dans l'usine de Trèbes, près de Carcassonne, en forçant des portes ou escaladant des grillages pour entrer dans les hangars et y rechercher des semences transgéniques.
La décision de relaxe a été accueillie par des applaudissements de la quinzaine de militants anti-OGM présents à la sortie de la salle du tribunal.
José Bové, interrogé par téléphone, s'est déclaré "très satisfait de la décision", car "si le tribunal avait donné suite c'est tout le mouvement social qui se retrouvait dans une situation extrêmement difficile".
"C'est un délibéré qui nous satisfait car les prévenus sont des lanceurs d'alerte et non des délinquants", a déclaré, Me Nicolas Gallon, défenseur des militants sur les marches du palais.
Le collaborateur de Me François Roux --avocat habituel de José Bové et des Faucheurs Volontaires-- a évoqué "une certaine surprise", au vu des peines de jours-amende prononcées le 4 septembre à Toulouse contre une quarantaine de Faucheurs volontaires dont José Bové.
José Bové, poursuivi pour un arrachage de maïs transgénique en juillet 2006 à l'ouest de Toulouse, avait écopé de 180 jours-amende à 100 euros, soit 18.000 euros, quatre autres prévenus de 120 jours-amende de même montant, les autres étant condamnés à des peines d'un à deux mois avec sursis. Ils ont récemment annoncé qu'ils ne feraient pas appel.
A Trèbes "il n'y a pas eu fauchage ni véritable dégradation", a soutenu Michel David, secrétaire départemental de la Confédération paysanne, pour qui "le résultat à Carcassonne est cohérent même s'il est un peu en contradiction avec les réquisitions", déjà modestes.
L'avocat de Monsanto, Me Benoît Joly, s'est refusé à toute déclaration, le semencier se réservant la possibilité de réagir lui-même.
José Bové et les anti-OGM sont sous la menace d'une autre décision judiciaire. Le tribunal de Bordeaux rendra son délibéré le 22 octobre concernant José Bové et 11 autres faucheurs volontaires pour une autre action sur une exploitation de Gironde en 2006. Huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques, civils et familiaux ont été requis à l'encontre du leader altermondialiste.

Action contre un site Monsanto: José Bové "très satisfait" de la relaxe

TOULOUSE, 17 sept 2008 (AFP) - Le leader altermondialiste José Bové s'est déclaré "très satisfait de la décision" du tribunal de Carcassonne qui l'a relaxé mercredi de poursuites d'entrave à la liberté du travail pour avoir envahi le site du semencier Monsanto, le 13 avril 2006 à Trèbes (Aude).
"Cette demande avait un caractère dangereux car si le tribunal avait donné suite c'est tout le mouvement social qui se retrouvait dans une situation extrêmement difficile", a déclaré M. Bové, interrogé au téléphone par l'AFP.
Pour l'ancien candidat à la présidentielle, qui n'assistait pas au délibéré, "le tribunal a relaxé (les prévenus, ndlr) en tenant compte qu'il aurait sinon créé un précédent invraisemblable, car d'habitude ce sont les salariés qui peuvent poursuivre pour entrave à la liberté de travailler", a-t-il expliqué.
"Monsanto a tenté de passer en force et de nous faire condamner. Le président du tribunal a compris que Monsanto avait voulu instrumentaliser cet acte d'envahissement", a-t-il poursuivi.
Trente militants anti-OGM, parmi lesquels des membres de la Confédération paysanne, comme José Bové, ou de Greenpeace, tel Arnaud Apotheker, étaient poursuivis pour avoir envahi le site de Monsanto à Trèbes, aifn d'y "inspecter" des silos en vue d'y découvrir d'éventuels semences transgéniques destinées à la commercialisation.

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