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2011 déc. 20

Comment dire ?

Il y a des jours où l'évènementiel est si consistant
que les mots pour en parler sont des sacs trop étriqués

Comment dire les sommets d'où l'air descend quand vient le soir
     tout chargé de mélèzes, de frênes, de merisiers
     d'érables, de chênes, et de marmottes repues
          prêtes à s'enfouir pour passer l'hiver

Comment dire les vagues de sentiments que la peau respire
     en sourires, en regards, en gestes de bienvenue

avec l'envie de te le dire en caresses
     baisers
     souffles chauds sur ta peau

Ton absence

Je me réveille avec toi
     rebondis sur tes dires
Ton absence est une présence
Doux éloignement...

Nous dirons-nous un jour :
Ta présence est une absence
?

... brrrrh!

Évidence de l'aube

                      en douceur
                       en sourire
           tu emplis mes poumons

                Évidence de l'aube

Comment ne pas !

Comment ne pas me rapprocher de toi !

Cela me tourbillonne en dedans comme une poussée de sève
   s'infiltrant dans les murs qui se disjoignent
      verdissent
      deviennent vivants à chanter de rire
      et jouer la vraie vie d'ombre et de lumière
      à travers les briques-feuillage de mes vieilles bâtisses
         ne servant plus qu'à parsemer de ruines romantiques
         ce nouveau paysage où danse mon cœur...

Elle a repris ses droits notre forêt profonde
Comment ne pas me rapprocher de toi !

Rituel d'automne

Nous avons mis mon cœur en perce
Buvons! Amis, buvons!
     à la neige qui descend sur les cols
     à la douleur des montagnes
     épaules contre épaules
     et nos yeux dans nos yeux
     chantant l'amour qui nous tient

Vallée profonde
amours brisés
sombres guerres pires que l'hiver...
Étoile! Étoile! Dis-moi la vérité !
Pourrais-je encore sur sa bouche
     un baiser d'amour poser ???

Puis les silences, plus forts que tout
Sourires et regards ouverts
Et le vin qui ruisselle
ruisselle...

Comment dormir ?

Alors je regarde

Aucun doute sur l'amour qui nous porte
ni sur le fait que j'ai besoin de toi
     comme on a besoin de se nourrir

Aucun doute non plus sur mon besoin d'espace
     de nuits hasardeuses
          dans des lieux balayés par les vents
               insouciants de constructions humaines
          dans l'éternel et omniprésent ailleurs-ici

Alors je regarde
juste regarde
      comment vivre au cœur de tout cela
      sans nous perdre l'un l'autre
      ni aucun de nous