Les chasseurs n'hésitent pas
et leurs coups de fusil emplissent l'espace et l'oreille du passant
Alors pourquoi hésites-tu, toi
qui entrevois des réalités sublimes
à montrer ce qui te vient ?Pourquoi hésites-tu à chanter?
février
| Fracastal | Californie | Jeux vocaux | Hélène Bardot
jeudi 18 mars 2010
Par François le jeudi 18 mars 2010, 00:36, - Balthazar
Les chasseurs n'hésitent pas
et leurs coups de fusil emplissent l'espace et l'oreille du passant
Alors pourquoi hésites-tu, toi
qui entrevois des réalités sublimes
à montrer ce qui te vient ?Pourquoi hésites-tu à chanter?
février
dimanche 28 septembre 2008
Par François le dimanche 28 septembre 2008, 19:54, - Chansonettes
La chanson du jour meilleur
est celle qui tient au cœur
comme en un jardin secretLorsque la rosée s'y pose
elle donne à toutes choses
un bon petit air de vrai
Un petit air qui réconforte
et nous dit de fermer la porte
à la course avec son reflet
12 avril
mercredi 17 septembre 2008
Par François le mercredi 17 septembre 2008, 08:28, - Les Bribes
15 octobre
jeudi 7 août 2008
Par François le jeudi 7 août 2008, 15:45, - Les voix d'en bas
J'y ai passé 2 été, en 1961 et 1962, pour une étude minéralogique dans
le cadre des bourses Zellidja. J'y campais sur une petite plage, derrière Porto Azzuro, accessible
seulement par un sentier de quelques kilomètres dans les collines
caillouteuses bordées d'agaves. C'est pour eux, les cailloux, que
j'étais là : j'avais l'œil partout et le marteau à la main, et
justement la partie basse du sentier était toute empierrée de scories
étrusques ; L'ile d'Elbe est une vieille terre de mines, encore en
fonction dans ces années là... C'était une île tranquille, aux eaux lumineuses et peuplées d'êtres
multicolores, à l'abri d'un tourisme pas encore envahissant...
Aujourd'hui, Porto Azzuro est le repaire des marchands de merveilles
minérales pillées dans le monde entier. Les mines sont mortes et plus
moyens de faire le tour de la Punta Calamita sans payer. Ma petite
plage de solitaire est devenue un camping abondamment vacancié de
bruits et de lumières, et les eaux de la crique ne baignent plus que de
tristes rochers uniformément couverts de chétives algues grisâtres...
Tout est privatisé, barrièré, salopé... Même plus moyen de poser sa
crotte à l'ombre d'un arbre en contemplant la mer. Où même de tout
juste la poser sans avoir à sortir la monnaie. Misère...
Ce matin j'ai suivi le petit ruisseau qui mène à Spiaggia Reale par un
tunnel végétal bordé de propriétés privées. Ces tunnels se forment
autour des voies d'eau, ruisseaux ou chemins fortement ravinés. Ils
sont hors du temps. A Barbarossa on y trouve des scories étrusques à la
pelle...
Très sympa pour chier, donc, ce petit îlot de nature sauvage, avec en
prime cette impression perverse de chier en plein sur une voie.
Hélas, j'étais trop près d'un petit pont, et bien-sur une voiture est
venue s'y arrêter. Hop! je finis de pousser pour bien larguer ma
matière et je prends à peine le temps de m'essuyer. Étrange sensation
que celle de la merde au cul qui risque de saloper le caleçon. Ah où
est-il le temps où je pouvais me rouler dedans avec délice ?
J'éprouve un attrait particulier pour les scories étrusques. Peut-être à cause de leurs formes coulées, somme-toute très scatologiques. Elles sont comme les excréments fossiles d'un dragon mangeur de pierres.
21 octobre
mardi 5 août 2008
Par François le mardi 5 août 2008, 15:50, - Les voix d'en bas
Entre le plage et la falaise, les bulldozers ont tracé un talus de 1
à 2 mètres derrière lequel il fait bon chier, le matin... On peut
contempler les gros galets noyés dans le sable noir et jaune aux éclats
de verroterie. Multitude des formes, multitude des couleurs. Toujours
ce goût de la transformation: la plage est le lieu où on observe le
mieux les déjections de la terre et leurs transformations... Murs
écroulés des anciennes jetées minières, dépôts d'ordures... Quel
dommage de toujours se cacher pour chier :
Et quel sentiment de libération que de pouvoir chier là, au bord de l'eau, sous le ciel immense, et sans avoir honte de ce qu'on donne à la terre... À méditer n'est-ce-pas ?
Sur le ferry du retour, tout à ma nouvelle passion sur les lieux
d'aisance, je suis allé rendre une petite visite aux WC: 3 cabines
alignées contre un couloir, avec un évier au bout; inox et panneaux
plastifiés en faux tissus de lin brut; poignées pour se tenir à gauche
et rouleau de PQ à droite (encore un coup des droitiers!)
Mais
malgré tout on y retrouve le plaisir de la chaise d'aisance, qui permet
de se vider tout en ayant une activité somme toutes assez noble
(écrire) avec le reste du corps.
Ces lignes sont donc écrites alors
que mon anus se dilate voluptueusement au passage de la matière tiède.
Imaginez-le et réjouissez-vous en mes amis! C'est avec un plaisir accru
que je vous offre ce présent.
Plaisir aussi de voir la poignée de porte tourner, tantôt plein de volonté, tantôt avec douceur... Plaisir de sentir la présence de mes voisins de cagade, de m'immiscer par l'oreille à leurs ébats...
Et puis violence de la chasse d'eau qui aspire cette matière encore palpitante de vie dans une antre inconnue. L'enfer sans doute, le royaume des ombres, le grand chaudron satanique où toute matière organique est appelée à fermenter.
Les chiottes sont à la défécation ce que les bordels sont à l'amour.
22 octobre
lundi 4 août 2008
Par François le lundi 4 août 2008, 15:52, - Les voix d'en bas
La cagagne, la chiasse, la courante
La chiasse à courre, oui!
Vite! Vite! Putain ça va débouler
Serrer, serrer, tout en refusant de céder à la panique
Tout préparer: papier, carnet de note, lampe à pétrole
le grand jeu, oui!
Des
chiottes turques dans un site refuge à 1000m. Personne... 3 chiottes
côtes à côtes, comme dans le bateau, mais carrelées, modernes, bien
entretenues, ouais...
Mais les gogues turques, pour écrire y a mieux
à cause de la ceinture du pantalon qui comprime derrière les genoux: ça engourdit toutes les jambes.
Après les spasmes acides de la cagagne, c'est pas terrible... Ciao...
Les
chiottes turques c'est pas fait pour écrire, du moins en posant le
cahier par terre, car alors on est trop recroquevillé. Mais autrement,
si on se contente de les utiliser normalement ça manque pas de charme,
à cause de la position fœtale. Et puis c'est la position naturelle,
celle qu'on prend spontanément hors des constructions soit-disant
étudiées pour...
Inconvénients : on risque de se
chier sur la chemise où le manteau, et de se pisser sur les godasses
(si on prend pas les précautions nécessaires).
Avantages
: pas de contact douteux avec une lunette accueillant n'importe quoi.
Je connais même des gens qui ne se posent jamais les fesses sur une
lunette étrangère. Pour chier: ils montent dessus et s'accroupissent "à
la turque", et ça: faut bien viser, surtout si ça gicle...
Autre
inconvénient des chiottes à lunettes: la queue traîne un peu partout,
et selon les modèles y'a intérêt à la rabattre vers l'arrière si on
veut pas lui faire prendre un risque biologique. Selon les modèles: de
lunette et de queue, parce que si tu bandes c'est sur que tu touches...
Ce soir y'avait même un balais à chiotte, en prime !
Et sur les balais à chiotte y'a aussi de quoi dire, particulièrement quand ils baignent dans un jus douteux.
C'est
vrai que c'est pas toujours évident: quand la merde colle à la faïence
faut bien l'enlever, mais le temps que tu opères, l'eau a fini de
couler et faut attendre que la chasse se remplisse à nouveau pour
nettoyer le balais. Alors bon, si tu es pressé hein, tu le reposes tel
quel. En quelque sorte : tu fais la passe au suivant... qui lui fera
pareil, en bougonnant contre les salauds qui sont pas fichus de laisser
propre un balais à chiotte. Et ainsi de suite, chacun se demerdant
comme il peut.
Et oui: se démerder, ça dit bien se que ça veut dire,
et c'est une preuve de plus que le sujet est fondamental, car quoi de
plus basique dans la vie que la démerde? Quelqu'un qui se débrouille
bien, c'est un "démerdard"; ça veut dire qu'il sait se sortir de la
merde en toute circonstance, et ça : ça vaut largement un baccalauréat.
On devrait réinstaurer l'épreuve initiatique de la merde...
22 octobre
dimanche 3 août 2008
Par François le dimanche 3 août 2008, 16:07, - Les voix d'en bas
On peut connaître intimement un paysage en observant l'effet qu'il a sur les muscles du ventre et de l'anus. On peut ainsi les classer selon le plus ou moins grand désir qu'ils donnent de chier. Chier en contemplant un paysage c'est une sorte de communion où au lieu d'avaler on donne. Je parle ici de chier, mais il peut venir aussi des désirs génitaux: combien de fois ne me suis-je masturbé dans un beau paysage quand en pleine adolescence je découvrais l'arrière pays provençal! J'ai d'ailleurs lu dans "Les fous de dieu" d'Alain Danielou une histoire comme ça, où un dieu honoré par cet acte de participation à la vie rend visite au jeune héros...
Déféquer n'est pas nécessairement un acte sale: ce peut être un don, et c'est bien ainsi que la psychanalyse comprend les gestes du petit enfant dans sa "phase anale". Mais je ne vois pas pourquoi on devrait renier nos phases libidineuses primitives sous prétexte qu'il en existe de plus adultes. Le dégoût de sa propre merde n'est pas quelque chose d'aussi "naturel" que ça. Quand verrons-nous clairement que l'être ne s'épanouit pleinement que dans sa globalité, que "grandir" n'est pas se mutiler mais gérer démocratiquement toutes nos composantes? Je dis bien: toutes... Arrêterons-nous un jour de massacrer sans fin l'enfant que nous sommes encore?
Quand j'étais gamin, on nommait le petit-pot: "le trône". Aller sur le trône était donc un acte noble, et littéralement je trônais sur mon petit pot. Tiens ça me rappelle une de mes premières chansons:
Avez-vous déja chié par exemple en vous asseyant sur le haut d'une cheminée? Royal, vraiment! Et à propos: ne parlait-on pas à Versailles de "chaise d'aisance" ? Et bien quand on dit à quelqu'un: "mettez-vous à l'aise", tu vois l'association d'idée? Par quelle perversion d'idée, par quel détournement diabolique "faire chier" est-il devenu synonyme "d'emmerder" ? ... alors que c'est exactement l'inverse!
23 octobre
vendredi 1 août 2008
Par François le vendredi 1 août 2008, 15:58, - Les voix d'en bas
Dans un coin de VC
de sous un escalier de resto des alpes
maritimes,
à coté du distributeur de papier, modèle "gros rouleau",
une
faïence italienne avec l'inscription suivante:
"à suivre"
25 octobre
jeudi 31 juillet 2008
Par François le jeudi 31 juillet 2008, 15:59, - Les voix d'en bas
Chiez dur, chiez mou
Mais chiez dans l' trou !25 octobre
mercredi 30 juillet 2008
Par François le mercredi 30 juillet 2008, 16:00, - Les voix d'en bas
Il y a des VC où d'emblée on se sent bien ; c'est le cas des urgences, à Carcassonne.
Une douce chaleur, une douce lumière, des tons vinyliques bleus et jaunes cassés.
Pièce carrée, 1m70, haute de plafond, prévue pour les fauteuils roulants.
Cuvette dans un coin, à portée de l'évier surmonté d'une glace verticale de dimension confortable.
ET
suprême délicatesse
du papier en feuilles, dans un ton jaunasse assorti au mur...
9 novembre
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